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Chacun accusait donc l'autre, et hier, lors de leur procès, chacun campait sur ses positions.
Mais Boukarssana, un parfait inconnu pour la justice, n'était mis en cause par personne. Alors que les éléments à charge s'étaient accumulés contre Ed Daoudy : les témoignages d'acheteurs ou de proches, des lettres envoyées en prison pour demander à une amie de « récupérer des dettes » et même de déposer plainte contre le frère de Boukarssana pour servir sa cause auprès du juge d'instruction.
Pour le procureur-adjoint François Blanc la cause était entendue, les multiples changements de versions et le casier judiciaire d'Ed Daoudy le désignant comme dealer, son co-prévenu n'ayant eu le cannabis « qu'occasionnellement en main ». Et de requérir trois ans de prison contre le premier.
Mais la plaidoirie de Me Frémion a infléchi la décision du tribunal. « Il n'y a pas de certitude sur la vérité dans ce dossier », a plaidé l'avocat bressan. Ed Daoudy, gros fumeur de shit, ayant surtout « dépanné » d'autres consommateurs selon lui.
Son client a écopé de deux ans de prison dont dix mois avec sursis et mise à l'épreuve. Boukarssana étant condamné à un an dont dix mois avec sursis.
Le Progrès