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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Agression - Le collège Pablo-Picasso sous tension

Huit élèves dont sept mineurs ont été placés en garde à vue au commissariat de Garges-les-Gonnesse (Val-d’Oise) après l’agression du principal du collège Pablo-Picasso. Ce dernier a été reçu, vendredi, par le chef de l’Etat.

Au secrétariat du collège Pablo-Picasso à Garges-les-Gonesse (Val- d’Oise), la tension est encore vive au lendemain de l’agression du principal par des élèves. Depuis le matin, le téléphone ne cesse de sonner et les appels sont filtrés, dans un silence pesant. Le chef d’établissement, Patrick Cassou, apparaît, le bras gauche en écharpe posé sur un costume bleu marine classique, abattu et visiblement très choqué par l’agression dont il a été victime la veille devant le collège. « Ça va mieux, déclare-t-il à propos de son bras. Je trouve seulement dommage qu’on stigmatise ce problème quand on sait que lorsqu’il se passe quelque chose de positif au collège, on n’en parle pas. Je dois quand même rappeler que nous avons une élève qui est aujourd’hui scolarisée au lycée Henri-IV (NDLR : un célèbre établissement parisien). »

Une information judiciaire a été ouverte après la violente altercation qui a opposé, jeudi, à la mi-journée, une dizaine de collégiens entre eux, et les huit mineurs interpellés ont été déférés hier au tribunal de grande instance de Pontoise. Armés de marteaux, barres de fer, bombes lacrymogènes et bâtons, les jeunes ont voulu s’en prendre à un élève et lorsque la police est arrivée, la bagarre a dégénéré. Le principal s’est alors interposé en plaquant le jeune visé au sol afin de le protéger de ses agresseurs. Roué de coups alors qu’il se trouvait à terre, le responsable d’établissement a échappé de justesse à un coup de marteau. Blessé au bras et à la main, il s’est rendu de lui-même à l’hôpital de Gonesse avant d’être entendu par la police. « Je dois préciser que je n’ai pas été pris pour cible, lance, sans détour, Patrick Cassous. Ces jeunes voulaient s’en prendre à l’élève que j’ai protégé et c’est moi qui ai pris les coups. » Le chef d’établissement a déposé une plainte où il a déclaré avoir reçu des coups de poing et de pieds sans l’utilisation d’un quelconque instrument.

« Il a été courageux M. Cassou »

A l’heure de la récré, hier matin, le principal est sorti dans la cour, marchant d’un pas lent mais assuré au beau milieu des six cents élèves de Picasso. Les professeurs et les surveillants ont tenté de calmer le jeu à la reprise des cours. « Il n’y a pas plus de problèmes ici qu’ailleurs, indique Samuel, un jeune éducateur, posté à la grille d’entrée. Je suis ici depuis peu et je me rends compte qu’il faut beaucoup parler avec les gamins. » Un avis que ne partage pas une conseillère d’éducation pressée d’entrer en réunion : « Je ne suis pas étonnée de voir se produire de tels incidents. Nous sommes dans des lieux où la violence est omniprésente. Pour moi, cela devait arriver. »

Illustration de cette familiarisation avec la violence, la réaction à peine étonnée de Fatima, une petite brunette de 12 ans au visage poupon, regagnant, seule, après la récréation, la « DB », contraction de La Dame Blanche, une cité située à l’autre bout de la ville. « Je connais le jeune qu’ils ont voulu attaquer ; il habite dans mon immeuble. C’est quelqu’un de très gentil. » L’enfant raconte méticuleusement la scène d’affrontement à laquelle elle a assisté malgré elle. « J’ai tout vu, j’étais devant, martèle tristement la petite. J’ai même reçu des gaz lacrymogènes. Ils se sont beaucoup battus devant les grilles. C’était des jeunes d’une autre cité qui voulaient s’en prendre à ceux de la « DB », et quand la police a voulu les attraper, ils ont essayé de s’échapper. Juste avant, ils ont tapé le directeur. J’ai eu peur. Il a été courageux M. Cassou. »

Le long des blocs jaunes cimentés du collège, un fourgon de police vient discrètement relayer une voiture banalisée. Les forces de l’ordre sont sur le qui-vive dans cette ville du nord de Paris, construite en damier dans les années 60, où des quartiers ont fait leur triste réputation trente ans plus tard.

La journée du principal s’est terminée hier à l’Elysée où il a été reçu par Nicolas Sarkozy.

France Soir
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