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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Jean-Marie Le Pen dans le viseur d'eurodéputés

Jean-Marie Le Pen dans le viseur d'eurodéputés

Jean-Marie Le Pen a toutes les chances de devenir le doyen du Parlement de Strasbourg à l'issue du prochain scrutin européen, et de prononcer ainsi le discours d'ouverture de la session. Une situation que cherchent à éviter à tout prix certains eurodéputés © ALFRED/SIPA

 


Le Point vous le révélait en exclusivité dès le 26 février . Avec ses bientôt 81 ans, qu'il fêtera le 20 juin, Jean-Marie Le Pen a toutes les chances de devenir le doyen du Parlement de Strasbourg à l'issue du prochain scrutin européen. Il pourrait, à ce titre, lui revenir de prononcer le discours d'ouverture de la session. Une tribune inespérée pour le chef de l'extrême droite française, survivant de la IVe République, cinq fois candidat à la présidentielle (et qui n'exclut pas de l'être à nouveau en 2012 !) et pourfendeur de l'Europe supranationale. Pour conjurer cette hypothèse, les animateurs d'une association picarde, One City, viennent d'alerter les 27 représentations européennes afin d'inviter les principaux partis européens à placer en tête de leurs listes au moins un candidat plus âgé que le leader du Front national - quitte à ce que l'élu démissionne après la première séance. Parmi les vénérables pressentis : l'ancien président portugais Mario Soares (84 ans), l'ex-chancelier Helmut Schmidt (90 ans), les anciens ministres Robert Badinter (80 ans) et Bernard Pons (82 ans), ou encore Jacques Delors (83 ans), jadis président de la Commission européenne, et, bien sûr, Valéry Giscard d'Estaing (83 ans).

Mais les eurodéputés ne comptent pas s'arrêter là. Les socialistes et Verts au Parlement européen ont ouvertement proposé mardi de modifier le règlement interne pour éviter que la situation ne se produise. "Je suis préoccupé par le fait qu'un négationniste de l'Holocauste puisse présider la session inaugurale du Parlement européen" en juillet après les élections européennes de juin, souligne le social-démocrate allemand Martin Schulz, président du groupe socialiste, assurant que la solution était de "modifier le règlement". Il est rejoint par le coprésident des Verts, Daniel Cohn-Bendit. Son "groupe a toujours été pour changer le règlement, parce que le fait que le doyen préside (la session inaugurale) est ringard". "Nous sommes pour que ce soit la députée la plus jeune qui ouvre la session, non pas à cause de Le Pen, mais parce que c'est un signe pour l'avenir. Allons jusqu'au fond du symbolisme : on ne veut pas des croulants", martèle le Franco-Allemand. Prendre une telle décision ne sera néanmoins "pas facile", pronostique Daniel Cohn-Bendit.

Elle n'a par exemple pas l'assentiment du chef du groupe libéral, Graham Watson, qui estime qu'il n'y a "aucune raison de traiter Jean-Marie Le Pen différemment d'autres, même si je déteste sa politique". S'il devient doyen, "ce sera en ayant respecté les règles" et ce sera "aussitôt oublié", juge-t-il. Quant à Joseph Daul, chef du principal groupe politique au Parlement, le groupe conservateur, il a assuré qu'il allait "analyser" cette proposition, tout en émettant le souhait que Jean-Marie Le Pen, en bon nationaliste, ne participe pas à la session inaugurale du Parlement européen, qui, hasard du calendrier, a été fixée au... 14 juillet.
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