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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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L'opposition en Géorgie appelle à la désobéissance civile

TBILISSI - Les opposants au président géorgien Mikheïl Saakachvili appellent la population à un vaste mouvement de désobéissance civile après que le chef de l'Etat a exclu de démissionner.

Manifestation contre Mikheïl Saakachvili à Tbilissi. Les opposants au président géorgien appellent la population à un vaste mouvement de désobéissance civile après que le chef de l'Etat a exclu de démissionner. (Reuters/Johannes Eisele)

Manifestation contre Mikheïl Saakachvili à Tbilissi. Les opposants au président géorgien appellent la population à un vaste mouvement de désobéissance civile après que le chef de l'Etat a exclu de démissionner. (Reuters/Johannes Eisele)

 

 

Environ 60.000 personnes s'étaient rassemblées jeudi dans les rues de la capitale, Tbilissi, et vendredi 20.000 manifestants ont bloqué les rues menant aux bureaux de la présidence et aux locaux de la radio-télévision d'Etat.

"Nous ne voulons pas occuper ces bâtiments", a déclaré devant les manifestants, Levan Gachechiladze, ancien candidat à l'élection présidentielle et un des chefs de file de l'opposition.

Cette campagne de désobéissance se poursuivra dans tout le pays jusqu'au départ de Saakachvili, ont promis les opposants qui reprochent au président de museler les réformes démocratiques et d'avoir lancé le pays dans une confrontation armée avec la Russie l'été dernier à propos de l'Ossétie du Sud.

Gachechiladze a précisé que les manifestants bloqueraient vendredi soir les rues conduisant à la présidence, puis de manière quotidienne de 15h00 à 21h00 (11h00-17h00 GMT).

Dans les milieux diplomatiques occidentaux, on doute, toutefois, que l'opposition parvienne à conserver une unité et à rassembler suffisamment de personnes chaque jour pour maintenir la pression sur le président Saakachvili.

Porté au pouvoir lors de la "révolution de la rose" de 2003, Mikheïl Saakachvili, dont le mandat court normalement jusqu'en 2013, a écarté l'idée de renoncer à ses fonctions.

"Il va de soi que la réponse à cette question est 'non'", a dit le chef de l'Etat en réponse à la question d'un journaliste.


"POPULATION DÉMORALISÉE"


"Cela a toujours été 'non' parce que c'est ce que stipule la Constitution", a-t-il expliqué quelques heures avant que les manifestants convergent sur l'avenue Rousteveli, la principale artère de la capitale, en face du Parlement.

Plusieurs dizaines de manifestants ont passé la nuit de jeudi à vendredi sur place, bloquant l'avenue Roustaveli.

"Nous n'avons pas de solution de rechange au dialogue et à la responsabilité partagée", a ajouté Saakachvili devant la presse avant de réclamer "l'unité de la classe politique".

"Ces cinq dernières années, j'ai dû faire face à ce genre d'ultimatums tous les deux mois environ", a relativisé le président géorgien, qui s'exprimait en anglais. "Toutes les enquêtes d'opinion indépendantes montrent clairement que la population a soif de dialogue et de stabilité à long terme".

Ce n'était manifestement pas l'avis des protestataires.

"Saakachvili et son gouvernement ont plongé le pays dans une situation très grave. La population tout entière est démoralisée, la nation dans son ensemble est inquiète", a dénoncé Temour Nijaradze, 68 ans, rencontré vendredi matin près d'un barrage établi par les manifestants.

En novembre 2007, un précédent mouvement de contestation avait été réprimé par les forces de l'ordre à coups de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Mikheïl Saakachvili, qui est âgé de 41 ans, a été fragilisé par la brève guerre de l'été dernier contre la Russie.

Mais les observateurs doutent de la cohésion de l'opposition et de sa capacité à mobiliser sur le long terme.

Une partie de la population géorgienne est par ailleurs toujours fidèle au président et, en pleine crise économique, réceptive aux appels à la stabilité lancés par son gouvernement.

"Chers amis, il est facile de se brouiller ou de lancer des ultimatums", a poursuivi Saakachvili. "Il est difficile de travailler ensemble, de coopérer, d'écouter et de partager des opinions, et d'accepter différentes opinions."

 

Reuters

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