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Paris et sa banlieue seront dotés avant l'été. A Lyon, les quatre appareils, dont la mise en place a été plusieurs fois repoussée, ne devraient pas être opérationnels avant le mois de juin
Plus question de griller les feux, cet été ! « Les quatre premiers radars détecteurs d'infractions au feu rouge seront installés avant l'été à Paris, en banlieue parisienne, et probablement à Lyon et Bordeaux », a en effet annoncé hier Michelle Merli, déléguée à la Sécurité Routière.
A « l'échéance fin 2009, premier trimestre 2010, ce sont 150 radars de ce type qui seront installés en France », a-t-elle ajouté. Avec ce système de radars, le passage au feu rouge sera automatiquement sanctionné de 4 points et 135 euros d'amende.
Une mesure dont se réjouit Alain Berthet, membre de la Ligue contre la violence routière dans l'Ain. « Toutes les mesures qui iront vers l'abaissement de la mortalité et des conséquences graves des accidents sont les bienvenues. Aujourd'hui, il y a un relâchement. Les gens associent radars et rentrées financières. Mais des radars, placés dans des lieux stratégiques, ont vraiment un rôle préventif, comme les contrôles des gendarmes sur le bord des routes. » Au niveau national, Chantal Périchon, est, elle, plus circonspecte sur l'efficacité du système. « Il y a 36 000 carrefours à surveiller et le nombre de victimes à ces endroits ne justifie peut-être pas l'investissement », relève la présidente de la Ligue qui plaide davantage pour les radars embarqués dans des véhicules banalisés.
En outre, la mise en place de ces nouveaux systèmes n'est pas évidente. En juillet 2008, l'installation de ces appareils prévue à cinq carrefours de la ville de Lyon était annoncée pour septembre de la même année. Des intersections sélectionnées ont été choisies en raison de leur caractère accidentogène : elles ont toutes connu aux moins dix accidents corporels entre 2001 et 2005. Aujourd'hui pourtant, aucun de ces cinq radars n'a été installé. Des contraintes techniques et pratiques sont avancées pour justifier le retard de ce projet qui ne devrait pas se concrétiser avant le mois de juin, dans le meilleur des cas. D'abord parce que les radars ne doivent pas entraver la circulation des personnes à mobilité réduite sur les trottoirs. Ensuite parce qu'ils ne doivent pas empiéter sur les places de parking.
Par ailleurs, le fonctionnement du radar de feu rouge est plus complexe que celui d'un radar de vitesse. Deux photos sont prises à chaque fois, « l'une avec le feu, et une autre au-delà du carrefour » a annoncé Michelle Merli. Une autre mesure pourrait aussi être adoptée bientôt : le feu orange devrait clignoter en même temps que le vert quelques secondes avant le rouge, comme dans les pays anglo-saxons. Plus question de passer à l'orange bien mûr. Michelle Merli relève que « ces nouveaux systèmes sont indispensables pour améliorer la sécurité et la fluidité de la circulation car une récente étude montre que de plus en plus de Français reconnaissent s'autoriser à passer au rouge. »
Le Progrès