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Ce livre, datant de 1983, sous la forme d’une lettre au Président de la République, comme l’indique son titre, nous énumère les nombreuses erreurs que les socialiste et leur président ont accumulé depuis leur arrivée au pouvoir en 1981.
Deux années ont suffi à l’auteur de cet ouvrage pour emmagasiner d’innombrables aberrations qui ont conduis la France à la ruine économique : « vous avez détruit et laissé détruire les bases économiques et financières de notre pays (…) En six mois, le résultat fut éclatant : de pleines, les caisses étaient vidées ; de forte, notre monnaie était dévaluée, tandis que les entreprises se retrouvaient exsangues et les citoyens pressurés d’impôts » écrit Michel Poniatowski.
Pierre Mauroy, ancien premier ministre de François Mitterrand, déclara le 15 juillet 1981 : « Les Français verront que le gouvernement se bat contre le chômage… à la fin de l’année 1982 ou au printemps 83 nous devrions avoir inversé la tendance. Inversion très nette et par conséquent le mal ne se développera plus et à partir de ce moment-là nous arriverons à le réduire progressivement et à le supprimer… » Les chiffres prouveront le contraire : mai 81, 1630000 chômeurs ; mars 83, 2017000 chômeurs ; prévisions fin 83, 2150000 à 2200000 chômeurs…
Autre exemple : La France était au 8ème rang de compétitivité des nations industrialisées avant l’arrivée des socialistes. A partir du 10 mai 1983, elle est passée au 15ème rang.
La gestion de l’UNEDIC fut aussi une catastrophe : augmentation des cotisations des travailleurs et des entreprises.
Les entreprises, justement, furent quant à elles asphyxiées par les taxes.
« Le plus sûr moyen de ruiner un pays est de donner le pouvoir aux démagogues. » Antiquités romaines.
L’auteur reconnaît cependant que les socialistes ne sont pas les seuls responsables. La crise de 1970 (inconvertibilité du dollar et de l’or décidée par le gouvernement américain) et la hausse du pétrole et des autres matières premières qui en découla quatre ans plus tard toucha toutes les nations du monde. Mais, par leur vaine démagogie, ils ont aggravé la crise et précipité le pays au fond du gouffre financier. Les socialistes ont fait passer le déficit de 25,8 milliards au troisième trimestre 1981 à 78,7 milliards de francs l’année suivante…
Quant au Franc, il a subi trois dévaluation sous Mitterrand en deux ans. Michel Poniatowski avait d’ailleurs anticipé : « Ayant prévu plusieurs mois à l’avance les trois premières, je puis, sans grand risque, prévoir la prochaine pour 1984, sauf processus d’accélération. M. Delors s’est donné le ridicule de traiter ces prévisions d’« inciviques », alors que l’incivisme est dans la politique laxo-rigoro-bordélique qu’il pratique depuis le début de l’expérience socialiste. »
Et il enchaîne : « Toute politique économique a la monnaie qu’elle mérite. Si celle-ci est stable et sûre, l’économie est compétitive. Sinon toutes deux connaissent le même désastre. »
« Les hommes ont l’âge de leur cœur mais les gouvernements ont celui de leurs finances. » Michel Poniatowski
Les nationalisations, d'après Michel, qui sont néfastes en tout temps, devenaient dans le paysage économiquede 1981-82 franchement catastrophiques.
Le gaz en est un exemple affolant : « Le marché gazier entre la France et l'Algérie est un exemple évident du danger et des abus des nationalisations. Une société privée aurait acheté au meilleur prix le gaz pour le revendre avantageusement à ses abonnés, privés ou industriels. Gaz de France, sur l'ordre du gouvernement, a dû souscrire des conditions de prix inimaginables, que les Français vont devoir supporter comme consommateurs et comme producteurs. Le surcoût accepté par Laurent Fabius se chiffre à 570 millions de francs. La clause d'une prime de réatroactivité sur les livraisons à compter de janvier 1980 porte la dépense à 1690 millions de francs. Cette clause est sans exemple dans les pratiques commerciales courantes, en France ou ailleurs. »
L'auteur n'épargne pas non plus l'amnistie « la plus large jamais décidée » que François Mitterand a faite le 15 juillet 1981. Et Badinter « l'ouvre-boite des prisons », ancien ministre de la justice en prend pour son grade. Pour le décrire il cite Valéry Larbaud :« son hypocrisie était un raffinement d'outrage à la vertu ».
Education Nationale : L'auteur prévoyait que « nous [aurions] des professeurs médiocres, une culture médiocre. A ce train, votre socialisme est le prêt-à-porter des aigris, des envieux, et des jaloux, il sera aussi celui des ratés .» Ou encore : « Le projet socialiste pour l'éducation nationale veut marxiser la pensée de l'enfant dès le pus jeune âge, car, dit le rapport Mexandeau, « c'est à ce moment-là que sont prises certaines habitudes de langage, de formation de la pensée, de traits de mentalité, qui sont autant de structures longues qui durent pendant toute l'existence ». « C'est pourquoi la petite enfance sera l'objet d'une priorité absolue pour un gouvernement de gauche ».
Nous étions prévenu...
L'auteur nous cite également la forte présence des Francs-maçons dans le gouvernement socialiste : 132 députés et 8 ministres ou secrétaires d'Etat ; Hernu, Delelis, Emmanuelli, Cellard Franceschi, Lemoine, Abadie (Grand Orient de France), Roudy (Grande Loge féminine de France). (Grande Loge de France),
Autre point sensible, l'immigration. Michel Poniatowski déclare que « chaque nation porte en elle une culture et une civilisation qu'elle a pour vocation de transmettre. Lorsque viennent se greffer sur elle d'autres cultures et d'autres civilisations en trop grand nombre, elle perd son identité, son originalité et, au lieu de s'enrichir, elle s'affaiblit et se paralyse au point de ne plus rien exprimer ». Il nous parle ensuite des différentes immigrations européennes que la France a connu suite à la chute de sa natalité et à ses guerres dévastatrices : « Cette immigration séculaire compensait notre faiblesse démographique, sans créer de situation conflictuelle et en confortant notre héritage ». C'est le fils d'un Prince Polonais qui parle...
Il continue dans sa lancée : « Mais en revanche, depuis vingt ans et pour des motifs économiques qui n'existent plus, s'est développée une immigration africaine et maghrébine, notamment algérienne, dont la civilisation et la religion nous sont étrangères. [...] Lorsque les mosquées commencent à pousser comme des champignons et que des populations entières ne parlent plus le français en France, c'est qu'il se passe quelque chose de malsain et qu'il y a là un problème. Le choc extérieur est trop fort, il ébranle. Les limites quantitative sont atteintes au-delà desquelles la communauté est touchée dans sa nature. »
D'autres sujets également abordés (justice, police, diabolisation de l'opposition, et pignolage de la gauche sur Salvador Allende qui déclara : « Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution... ) finissent de ternir l'image des socialistes qui n'étaient déjà pas vraiment reluisante...
« Il n'est si belle rose qui ne devienne gratte-cul . » Gilles Menage
Yanndarc
Le 15/06/2006.
Lettre ouverte au Président de la République de Michel Poniatowski
Ed Albin Michel, 1983, 200 pages.

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