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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Procès AZF: la piste de l'attentat examinée après des théories accidentelles

TOULOUSE (AFP) — Le procès de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse (31 morts en 2001) est entré dans une phase très attendue avec l'examen de la piste de l'attentat, après l'évocation de différentes hypothèses accidentelles.

L'hypothèse intentionnelle, rejetée lors de l'instruction par les experts judiciaires, reposait notamment sur une note des renseignements généraux signalant qu'un manutentionnaire d'origine maghrébine, Hassan Jandoubi, décédé dans la catastrophe, portait plusieurs couches de sous-vêtements, à la façon d'islamistes radicaux ayant commis des attentats suicides.

Un appel téléphonique anonyme à un policier toulousain annonçant, la veille de l'explosion, l'arrivée à Toulouse d'un Algérien "spécialiste en explosifs issu des milieux islamistes" a également alimenté cette thèse.

"Il semble légitime" de se pencher sur la piste intentionnelle, étant donné "la suspiscion grave" pesant "sur une personne décédée", Jandoubi, a noté vendredi le président du tribunal en rappelant le contexte au moment de l'explosion, avec les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis.

"Nous n'avons pas demandé à voir se tenir le procès d'un absent", a averti la défense. "Il n'est pas question de faire le procès d'une +victime+", a répondu un avocat des parties civiles.

Le tribunal correctionnel évoquera le cas de Jandoubi mardi à la reprise des audiences, lors de la dixième semaine du procès, ouvert le 23 février, pour une durée de quatre mois.

Vendredi, un mystérieux intérimaire "moustachu" aperçu par un témoin sur le site de l'usine avant la catastrophe, a déjà animé les débats.

"Il y avait ce matin-là, en plus de l'équipe connue, un maghrébin moustachu: c'est un mystère tout à fait extraordinaire", s'est exclamé l'un des prévenus, l'ex-directeur d'AZF Serge Biechlin.

Un chauffeur de camion, Karid Ben Driss, qui avait chargé dans le hangar 221, où s'est produite l'explosion, a décrit cet intérimaire, "petit, moustachu, yeux clairs, bleu de travail", qu'il n'avait jamais vu auparavant et qui a disparu avant la fin du chargement.

De son côté, un ancien responsable des Renseignements généraux a estimé improbable la participation à un éventuel attentat de prêcheurs musulmans du groupe Dawa El Tabligh contrôlés à Valence d'Agen (Tarn-et-Garonne) dans leur voiture endommagée par le souffle de l'explosion.

Le tribunal a examiné au long de la semaine écoulée différentes théories accidentelles avancées pour tenter d'expliquer la détonation à l'origine de l'explosion d'un stock de nitrate d'ammonium.

Les thèses évoquant une bombe de la deuxième guerre mondiale, la foudre, une météorite ou un éventuel problème électromagnétique ont été éliminées, de même que la possibilité d'un accident électrique.

Plusieurs postes électriques au sein et à l'extérieur d'AZF ont connu de graves court-circuit lors de la catastrophe, mais "les investigations ne mettent pas en cause l'énergie électrique dans les causes du sinistre", ont conclu les spécialistes.

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