Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
Initiée en 2008 par le ministère de la Santé, la deuxième Journée nationale de l'hygiène des mains a lieu ce mardi dans les établissements de santé. Rencontre avec le docteur Joseph Hajjar, président de la société française de l’hygiène hospitalière (SFHH).
Initiée en 2008 par le ministère de la Santé, la deuxième Journée nationale de l'hygiène des mains a eu lieu aujourd'hui dans les établissements de santé. Cette journée sera pour la première fois relayée par l'Organisation mondiale de la santé. Entretien avec le docteur Joseph Hajjar, président de la société française de l’hygiène hospitalière (SFHH).
Pourquoi organiser un tel évènement ?
Parce que la France est engagée dans le programme mondial des mains propres. Roselyne Bachelot a signé ce matin la charte « Sauvez des vies, lavez-vous les mains ». Ainsi, les établissements de santé signataires de cette charte s’engagent à mettre à disposition de leur personnel soignant et de leurs patients les produits nécessaires au lavage des mains. Sur les 4500 établissements de France, plus de 1500 se sont engagés pour cette journée. C’est énorme quand on sait qu’au Etats-Unis, ils ne sont que 1000 signataires.
Quel est l’objectif de cette journée ?
L’année précédente, l’opération de communication ne visait que les établissements classiques de santé. Mais il y avait besoin d’un signal fort, et aujourd’hui tous les établissements médicaux et paramédicaux sont concernés. Cette fois c’est toute la communauté médicale qui est concernée : du cabinet de médecin, en passant par les kinés, ou encore les hôpitaux, c’est tout le monde médical. Il est important de préciser qu’aujourd’hui c’est la journée mondiale, mais c’est une campagne de plusieurs jours.
En quoi consiste cette campagne ?
On se bat pour le développement de l’utilisation de produits hydroalcooliques et du geste de la friction. On comprend bien qu’on ne peut pas toujours trouver les points d’eau adéquates à une bonne hygiène. On préconise du coup l’utilisation de ces produits par la friction. C’est autant, voir plus efficace que les savons désinfectants, c’est mieux toléré. Et surtout c’est tout le temps disponible car on peut trouver ce produit dans notre poche, dans la chambre du patient… Partout.
Ce message peut s’étendre à la population ?
Oui, complètement. C’est même essentiel. Il y a un certain relâchement de la part des gens à propos de l’hygiène des mains. Par exemple, il y a plusieurs années, il était impensable de manger à la cantine sans s’être lavé les mains. Il faut revenir à l ‘éducation : elle s’acquiert quand on est tout petit. Il suffit de regarder le nombre de personnes qui se lavent les mains en sortant des toilettes pour constater que cette éducation se perd. Avec cette situation de grippe, il faut en profiter pour le rappeler à nos concitoyens. Il faut revenir à des choses essentielles comme mettre la main devant la bouche quand on tousse et se laver les mains ensuite. Revenir aux choses simples qui ont été un peu trop oubliées.
Libération