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Cérémonie en hommage aux victimes de l'homophobie, l'Etat présent
La France est le premier pays à prendre cette décision, une décision d'autant plus symbolique que dimanche a lieu la journée internationale contre l'homophobie avec comme thème, cette année, la lutte contre la transphobie. Dans une tribune publiée dans Le Monde daté de dimanche-lundi, des personnalités politiques de gauche (Martine Aubry, Cécile Duflot, Marie-George Buffet...), des intellectuels (Elisabeth Badinter, Elfriede Jelinek...) lancent un appel à l'OMS, aux Nations-Unis ainsi qu'aux Etats du monde pour qu'ils refusent la transphobie. "Respectons l'identité de genre", clament les signataires. "Cette année a déjà été marquée par plusieurs meurtres de femmes transexuelles, assassinées au Honduras, en Serbie et aux Etats-Unis. Les hommes d'origine transexuelle, eux aussi, sont victimes de crimes de haine, de préjugés et de discriminations, bien qu'ils soient souvent "invisibles" aux yeux de la société", rappellent les signataires.
Samedi, une centaine d'homosexuel(le)s, bi- et transsexuels ont participé à Paris à la première cérémonie nationale en hommage aux victimes de l'homophobie. Les manifestants se sont regroupés au Square d'Ile-de-france et ont été sensibilisés à la lutte contre toutes formes de discriminations et de violences faites aux membres de leur communauté. Entre 10.000 et 15.000 personnes ont péri dans les camps de concentration en raison de leur orientation sexuelle. Pour cette première cérémonie où l'Etat était représenté, des gerbes de fleurs avaient été déposées dans la crypte érigée en bas du square sur les berges de la Seine, où la Secrétaire d'Etat au droits de l'homme, Rama Yade, ainsi que certains élus de l'opposition sont venus se recueillir.
| Ce que cette décision va changer |
| Jusqu'à présent, les transsexuels peuvent bénéficier d'une exonération du ticket modérateur pour les soins au traitement au titre d'une affection de longue durée classifiée ALD23 pour "troubles récurrents ou persistants". "Les transsexuels ressentent cette admission en ALD23 comme stigmatisante puisqu'elle peut introduire une confusion entre le trouble de l'identité du genre et l'affection psychiatrique", a rappelé le ministère de la Santé. Elle a précisé que la prise en charge médicale au titre des troubles de l'identité du genre continuerait à être assurée. |