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La très controversée Eglise de Scientologie est de nouveau jugée à partir de lundi, à Paris, afin d'y répondre d'escroquerie mais, cette fois, ses structures françaises pourraient bel et bien être dissoutes.
C'est la seconde fois qu'elle est jugée en tant que personne morale. Au regard du code pénal, l'Eglise de Scientologie risque la dissolution. Le précédent remonte à 2003 : la cour d'appel de Paris avait alors relaxé l'association du chef d'escroquerie, ne la condamnant que pour une histoire de fichiers informatiques.
Outre l'Association spirituelle de Scientologie (ASES-CC - Celebrity Centre) et sa librairie, la SEL, basées rue Legendre dans le XVIIe arrondissement de Paris, le juge Jean-Christophe Hullin a renvoyé en correctionnelle sept scientologues, dont Alain Rosenberg, directeur général du Celebrity Centre. Ils sont poursuivis pour "escroquerie en bande organisée" et/ou "exercice illégal de la pharmacie", l'association ayant distribué à ses adhérents des vitamines et des traitements relevant du monopole pharmaceutique.
En 1997, plusieurs membres de la Scientologie avaient déjà été condamnés à Lyon pour escroquerie et homicide involontaire, après le suicide d'un adepte. En 1999, c'est à Marseille que l'escroquerie avait été retenue. L'affaire, qui sera jugée jusqu'au 10 juin, a débuté par une plainte pour escroquerie, fin 1998. Abordée par des scientologues pour un test de personnalité gratuit, une femme avait fini par dépenser 20.000 euros pour des cours "de communication et de réparation de vie", l'achat de livres, de médicaments et d'un "électromètre", un appareil électrique censé mesurer la "charge mentale" présente chez les patients.
Europe 1