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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Qui dirigera à Bruxelles ?



Le scrutin du 7 juin sera déterminant pour la couleur du président de la Commission. Barroso garde ses chances.

Les élections du 7 juin ne vont pas seulement définir la composition du prochain Parlement européen, elles vont également déterminer la couleur politique du prochain président de la Commission européenne, dont le mandat de cinq ans arrive à son terme à l'automne.

La règle veut que le chef de la Commission soit l'expression du premier parti du Parlement. Dès les 18 et 19 juin, le sommet de Bruxelles pourrait annoncer le choix des vingt-sept gouvernements, sur lequel le Parlement se prononcera mi-juillet.

Barroso bien parti pour rester

Les sondages indiquent que le rapport de force entre les deux principaux groupes à Strasbourg, le Parti populaire européen (PPE, 288 députés) et le Parti socialiste européen (PSE, 213 députés), ne devrait pas être modifié. Malgré le départ annoncé des conservateurs britanniques, le PPE devrait garder l'avantage.

Une aubaine pour le président sortant, José Manuel Barroso, seul candidat déclaré à sa succession. Londres, Rome, Madrid et Varsovie le soutiennent ouvertement. Très critiqué pour ses conceptions ultralibérales et son rôle peu fédérateur - c'est un euphémisme - au moment de la guerre en Irak, en 2003, Barroso semble bien parti pour rester. Faute de rival. Car la gauche européenne étale ses divisions. On comprend mal, par exemple, le soutien accordé au président sortant par l'Espagnol Zapatero ou le Portugais Socrates. Plusieurs personnalités socialistes, dont Lionel Jospin et Gerhard Schröder, ont d'ailleurs lancé, mardi, un appel contre le maintien de Barroso à Bruxelles. Sur les vingt-sept pays de l'UE, vingt et un sont dirigés par des gouvernements conservateurs.

Aussi, la bataille en coulisses porte, surtout, sur les postes de commissaires. En attendant le traité de Lisbonne, vingt-sept portefeuilles, autant que de pays membres, sont à pourvoir. Certains pèsent lourd, comme le Marché intérieur, objet de mille convoitises. Paris et Berlin se livrent une bataille stratégique sur ce poste. Les noms de Michel Barnier et Christine Lagarde ont été évoqués.

Ouest France
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