Le Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire) s'est déclaré aujourd'hui "révolté" par l’annonce de la mise en semi-liberté de Max Frérot, considéré comme l'artificier de la branche lyonnaise du groupe armé d'extrême gauche Action directe, condamné en 1989 à la réclusion à perpétuité.
"Le Snop est révolté" à l'annonce de la mise en liberté de l'artificier d’Action Directe", écrit-il dans un communiqué, "pourtant condamné deux fois à la perpétuité pour un attentat (en 1986) qui a entraîné l’assassinat d’un officier de police de la brigade de répression du banditisme (BRB), le commandant Marcel Basdevant, et très grièvement blessé un second, le commandant Paul Orsini".
"Cette annonce confirme le manque de considération qu’a la justice pour la police, et les femmes et les hommes qui la composent", ajoute le Snop. Le syndicat "condamne le comportement des journalistes qui font de ce lâche meurtrier le héros du jour, rappelant son pedigree complet, en évoquant tout juste les victimes".
Après 22 ans de prison pour des attentats et des meurtres, M. Frérot, condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, a obtenu mardi une mesure de semi-liberté de la cour d'appel de Paris, premier pas vers une libération conditionnelle.
AFP