Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
En attendant, quatre cadres de SOS Racisme, association que M. Dray a cofondée en 1984, ont été remis en liberté les uns après les autres, dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin, après une garde à vue commencée mardi à 9 h 15 et prolongée pendant plus de 36 heures. Dominique Sopo, son président, Martine G., trésorière, Hassan F., ancien secrétaire général et Sarah B., trésorière des Parrains de SOS Racisme, - une autre association présidée par Pierre Bergé -, ont été entendus sur d'éventuels mouvements de fonds d'un montant de 127 377 euros dont une bonne part aurait été reversée sur le compte bancaire de M. Dray. Deux autres personnes liées à SOS Racisme ont également été interrogées mais relâchées très vite.
Mardi, les enquêteurs ont perquisitionné les locaux de l'association dans le 19e arrondissement de Paris, où ils ont saisi quelques pièces comptables. Une première perquisition avait déjà eu lieu dès décembre 2008 au siège des Parrains de SOS Racisme hébergés au même endroit, en même temps qu'à la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL).
STATUT PARLEMENTAIRE
"Les policiers sont en train, en ce moment même, de copier l'ensemble des données de notre serveur, sur lequel se trouve l'ensemble des informations relatives aux affaires judiciaires en cours, dont plusieurs dossiers de violences policières, de testings, de fichage ethniques", s'est aussitôt indignée SOS Racisme. M. Sopo est sorti de sa garde à vue le dernier, jeudi vers 3 h 30 du matin. "Il a répondu très sereinement aux questions des enquêteurs, indique son avocat, Jacky Benazerah, mais il n'a pas l'intention de se laisser faire. Il veut rétablir l'image de SOS Racisme qui a été salie. Ce dossier est vide".
Ces nouvelles gardes à vue s'ajoutent à d'autres, lancées tous azimuts ces derniers mois dans l'entourage du député PS, concernant certains de ses amis dans le Sud-Est de la France, où M. Dray possède une résidence secondaire, dans sa circonscription de l'Essonne et dans les deux associations citées, SOS Racisme et la FIDL. "On cherche à le déstabiliser", assure son avocat Lev Forster. Pas moins de six policiers de la brigade financière sont mobilisés pour démêler cette affaire partie d'un signalement, en novembre 2008, de Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy. Les avocats, de plus en plus nombreux dans ce dossier, dénoncent à l'unisson des "droits de la défense bafoués". "Dans une enquête préliminaire de plus de six mois, l'accusation a toutes les cartes en main, et la défense aucune place", fustige Thibaud Cotta, avocat de l'un des gardés à vue.
La prochaine étape concerne l'audition elle-même de M. Dray qui se plaint de ne pas avoir été entendu depuis six mois, ni d'avoir eu accès à son dossier. Si le député, protégé par son statut parlementaire, devait être placé à son tour en garde à vue, le parquet doit obtenir au préalable l'accord du bureau de l'Assemblée nationale, à charge pour le procureur de la République de décider des suites qu'il compte donner à cette affaire. De source judiciaire, on laisse cependant entendre qu'à cet instant l'ouverture d'une information judiciaire n'est "pas envisagée".
Le Monde