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Les avocats d'ex-salariés de l'usine AZF de Toulouse qui a explosé en 2001 (31 morts), parties civiles, mais rejetant comme la défense la thèse de l'accident industriel, ont demandé vendredi un supplément d'information, ne croyant pas à la thèse des experts.
Jean-Luc Forget, avocat de l'association AZF Mémoire et Solidarité, rassemblant notamment des anciens salariés d'AZF, a critiqué les conclusions des experts judiciaires qu'il qualifie de "thèse virtuelle par défaut".
Les experts affirment que l'explosion est due au mélange accidentel de deux produits détonants: quelques kilos de DCCNa (chlore pour piscine) sur un tas de nitrate d'ammonium (engrais ou explosif industriel).
"Les juges ne vont pas se transformer en chimistes, mais ils peuvent exiger que les chimistes et les scientifiques poursuivent un travail qui a été arrêté par le temps. (...) Pourquoi pas un supplément d'information", s'est interrogé Me Forget.
"Les zones d'ombre ont diminué, grâce à l'audience", a-t-il reconnu, mais "cela permettrait de corriger les insuffisances de procédure".
"S'il y avait une condamnation ou une relaxe, (mes clients) ne la partageraient pas, mais ils la respecteraient (...) Il faut aller au bout du chemin de la vérité judiciaire", a-t-il répété.
L'ex-directeur de l'usine Serge Biechlin et Grande Paroisse (filiale chimie de Total) sont notamment prévenus d'homicides et blessures involontaires. Total et son PDG à l'époque des faits, Thierry Desmarest, ont été été placés au rang des prévenus mais leur responsabilité pénale sera examinée après le procès.
AFP