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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Rixe au Blanc-Mesnil - Deux bandes rivales s’affrontent à coups de calibres

Au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), une violente rixe a provoqué deux blessés dont l’un était, dimanche soir, dans un état de « mort clinique ». La brigade criminelle a été saisie de l’enquête.

Une rixe entre jeunes de deux cités sensibles du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), survenue dans la nuit de samedi à dimanche, a fait deux blessés dont un très grave, touché par arme à feu à la tête. Transporté d’urgence à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, le jeune homme, 18 ans, se trouvait dimanche dans un état de « mort clinique ».

L’autre victime, 19 ans, blessé par balle dans le dos, dont « plusieurs des organes ont été touchés », est néanmoins tiré d’affaire, a précisé une source médicale à l’hôpital Bichat (Paris XVIIIe). Didier Mignot, le maire communiste de cette ville de la banlieue nord-est de Paris, s’est dit « consterné » mais a immédiatement appelé ses concitoyens au calme. Il craint d’ores et déjà l’escalade. De son côté, la préfecture a fait état, dimanche soir, de onze personnes interpellées, soupçonnées d’avoir participé à la bagarre et/ou d’avoir été à l’origine des tirs. Fait aussi troublant qu’inédit : tous les individus appréhendés seraient très jeunes. Le plus âgé des gardés à vue serait né en 1987.

La brigade criminelle a été saisie par le parquet de Bobigny pour tenter de faire la lumière sur cette bagarre qui ne laisse pas d’inquiéter les riverains du quartier et les services de police du « 9-3 ». « L’utilisation d’armes, c’est la preuve qu’aujourd’hui un cap vient d’être franchi dans la violence », analyse avec gravité Christophe Ragondet, délégué local du syndicat de police Alliance. « Ils n’ont pas de mal à se procurer des armes mais, jusqu’alors, elles restaient stockées dans les caves. Nous craignons désormais qu’ils se tirent dessus au moindre prétexte », s’alarme-t-il.

Selon les premiers éléments recueillis dimanche matin par les hommes de la brigade criminelle, la rixe éclate, vers 0 h 30, dans des circonstances encore mal déterminées, entre deux groupes de jeunes de deux cités sensibles, celle des Tilleuls et celle du 212, à l’une des extrémités de la rue Guillaume-Appolinaire, axe séparant les deux blocs. La police arrive sur place une demi-heure après ces heurts violents, durant lesquels plusieurs coups de feu ont été tirés. Les deux victimes sont retrouvées, face contre terre, à quelques dizaines de mètres l’une de l’autre. « Apparemment, un groupe imposant des Tilleuls se serait dirigé vers la cité rivale dont les habitants les ont vus arriver. C’est lorsque les premiers sont parvenus près de l’entrée du 212 que quatre lourdes détonations ont été entendues », relate Christophe Ragondet, sur les lieux dès 1 heure. Les motivations ? « Une rivalité latente. Ils ne sont pas du même bloc, ils ne sont pas du même monde… » soupire, lassé, le policier.

Loi du talion et fusils à pompe

Tout comme ses collègues du 36, quai des Orfèvres, il demeure prudent sur l’enchaînement exact des faits. Toujours est-il que les enquêteurs privilégient aujourd’hui la piste d’une bagarre spontanée à coups de calibres, provoquée par de « mauvais échanges de regards ». Rien à voir, à les entendre, avec un règlement de comptes dicté par des trafics illicites, voire une concurrence saignante. En tout état de cause, une inimitié et des haines recuites existent, depuis longtemps, entre les deux bandes sans autre motif apparent que la loi du talion sans appel et extensible à l’infini… La préfecture en tout cas indique que la police a dû intervenir, une première fois samedi soir, dans le quartier vers 22 heures, lorsque certains membres des deux groupes se sont défiés, deux heures avant la fusillade.

Un autre riverain, soucieux d’anonymat, fait part de ce qui ressemble à une expédition punitive préméditée. « Les mecs des Tilleuls sont arrivés en masse avec des fusils à pompe et des fusils de chasse ! » Information pour partie confirmée par le parquet de Bobigny, un fusil à pompe ayant touché l’individu blessé à la tête a été saisi sur les lieux de la confrontation musclée. Tandis que, selon les enquêteurs, c’est un pistolet de petit calibre qui aurait blessé l’individu touché dans le dos. Seule certitude pour le moment : le jeune homme grièvement blessé et en état de « mort clinique » demeurait bien au 212. L’autre victime est, elle aussi, originaire du Blanc-Mesnil, mais réside dorénavant à Limoges, selon l’édile de la commune, demandeur, depuis un an, de renforts policiers jamais attribués.

France Soir
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