Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
Il naît dans une famille modeste de Dun-sur-Auron (dans le Cher) le 1er octobre 1907. Pur produit de l'élitisme républicain, il obtient, après son certificat d'études, une bourse afin de poursuivre ses études, puis entre en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand. Il y rencontre un groupe d'étudiants, dont Jacques Talagrand (plus connu sous son pseudonyme de Thierry Maulnier) et son futur beau-frère Robert Brasillach, avec lequel il se lie d'une amitié définitive. Admis en 1928 à l'École normale supérieure, il est reçu à l'agrégation de lettres en 1932. Il collabore dans les années 1930 aux revues qu'animent Brasillach et Maulnier (1933, 1934, 1935) mais essentiellement dans le domaine artistique : il est chroniqueur pictural et littéraire. Sa seule œuvre politique d'avant-guerre est son Histoire de la guerre d'Espagne où il défend le camp de l'ordre et de la violence contre la « démocratie paralysante qui était comme une malaria ».
Durant la guerre, hormis quelques articles sur l'art dans Je suis partout, il se consacre à son œuvre littéraire (c'est un spécialiste des écrivains du XIXe siècle). A la Libération, il est arrêté car proche de Brasillach mais vite relâché, alors que son beau-frère est fusillé, mais est radié de l'enseignement national et ne pourra plus donner de cours que dans des écoles privées. Désormais il s'attachera à réhabiliter l'œuvre et diffuser les idées de Brasillach. Dans la Lettre à François Mauriac (1947), il défend les collaborateurs contre les résistants « rebelles à la légalité » ; en 1948, avec Nuremberg ou la Terre promise, il plaide en faveur de l'Allemagne nazie et exprime des thèses « révisionnistes », ce qui lui vaut saisie et procès (Bardèche est condamné pour « apologie du crime de meurtre » et le livre est interdit à la vente). Il récidive en 1952 avec Nuremberg II ou les Faux-Monnayeurs, où il s'appuie sur les thèses de Paul Rassinier. Plus encore que défendre Brasillach, il veut aussi diffuser ses idées fascistes et antisémites, ce qui l'amène à participer au Mouvement social européen. A Malmö en 1950, au congrès de ce mouvement, il conduit la délégation française et reçoit pour tâche de fédérer les divers groupes français.
Cette entreprise dépassera Bardèche, qui n'est pas un homme d'appareil. Il préfère se consacrer à la propagande par l'écrit. Après avoir fondé Les Sept Couleurs, maison d'édition publiant ses livres et ceux d'intellectuels fascistes, il fonde Défense de l'Occident, revue qui sera un lieu de rencontre de l'extrême droite de 1952 à 1982. La revue hésite entre plusieurs tendances : ultra-idéologique de 1952 à 1960, elle a davantage de prétentions intellectuelles de 1960 à 1962 et accueille Lucien Rebatet et Michel Déon, puis elle se repolitise de 1962 à 1967 sous l’influence de Jean Mabire, de François d’Orcival, de François Duprat, qui sera cofondateur du Front national, et de Pascal Gauchon, qui sera fondateur du Parti des forces nouvelles (PFN) avant de faire carrière dans l’édition. Le journal subit la concurrence de la Nouvelle Droite et du FN et sa ligne politique se brouille. Bardèche en arrête la diffusion en 1982.
Sa revue et son œuvre d’idéologue et de polémiste sont pour l’extrême droite française un « lieu de mémoire » ; en revanche et malgré la présence d'une partie de ses thèmes habituels (antisémitisme, racisme, anticommunisme, antidémocratie), elles ne sont pas un discours de la méthode, et Bardèche n’est pas un repère pour l’action.