La CRC note, par exemple, que l’endettement a progressé de 51% entre 2000 et 2006 passant de 156 à 236 millions d’euros. En outre, la CRC précise que la ville a émis des billets de trésorerie pour plus de 200 millions d’euros non intégrés dans le calcul de la dette, ce qui pose « un problème de sincérité du niveau d'endettement (...) ».
Au chapitre des dépenses, le rapport souligne le coût des « fêtes et cérémonies », passé de 239.951 euros à 484.052 euros entre 2000 et 2005, voire « même à plus d'un million d'euros, en tenant compte des 525.000 euros de dépenses réalisés par l'association Levallois Communication », subventionnée par la ville. On sait vivre à Levallois-Perret.
Le rapport se penche enfin sur la société d'économie mixte d'aménagement de la ville, la Semarelp. Selon la CRC, « La constitution d'un groupe de sociétés autour de cette structure a conduit la commune à détenir de fait, sur une période du plus de 20 ans, 80% de trois sociétés à responsabilité limitée (SARL) et 15 à 80% d'une quarantaine de sociétés civiles et commerciale ».
Isabelle Balkany, qui conteste point par point ce rapport, «qui se limite à une vision comptable des choses», estime en outre que la ville possède des «spécificités, injustement ignorées » par l'analyse de la CRC, comme « son dynamisme économique, sa qualité de vie et les services publics diversifiés proposés à la population (...)».
Sans compter le fait d’être dirigée par l’homme le plus honnête de la terre.
Marianne 2