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Publiée mardi dernier dans le Bulletin Epidemiologique de l'Institut National de Veille Sanitaire (InVS), l'étude a été réalisée auprès de 1723 étudiants inscrits en première année universitaire en 2005/06 dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'échantillon était composé d'étudiants âgés en moyenne de 19 ans, les filles représentant 62,5 % tandis que 60.2 % des étudiants habitait encore dans le foyer familial. Les redoublants en revanche avaient été exclus de cette enquête.
Les résultats montrent que les troubles liés à l'utilisation d'alcool, de sédatifs ou de drogues affectent 1 étudiant sur 4 (28,2 % des garçons et 21,6 % des filles). Les dépressions caractérisées toucheraient 8.9 % des étudiants, les troubles anxieux 15.7 % et les troubles liés à l'utilisation de substances 8.1 %. De tels troubles ont un impact dans le quotidien et notamment dans le travail : 51,7 % des étudiants estiment que ces "troubles psychiatriques" ont affecté au moins une des matières étudiées.
L'étude montre aussi que les étudiants ne se soignent pas, ou mal. Seulement 30,5 % de l'échantillon avait consulté un professionnel de santé pour ces problèmes au moment de l'enquête. Selon les auteurs, cette absence de soins pourrait être liée à une offre de soins insuffisante, mais aussi à une "méconnaissance de l'offre de service de soins, à un scepticisme vis-à-vis de l'efficacité des traitements, à l'absence de perception d'un besoin de recours aux soins".
Les chercheurs estiment également que ces troubles psychiatriques seraient proportionnels au mal-être ressenti. Une des conséquences suggérée par les chercheurs serait un échec à l'université.
En attendant une meilleure prise en compte de ces troubles par les autorités de santé (réorganisation du système de soins), si vous ne vous sentez pas à l'aise en première année de fac, plutôt que de broyer du noir, parlez-en à votre médecin traitant !
Source : INVS, bulletin hebdomadaire épidémiologique n°29, p. 317, 7 juillet 2009