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PARIS - Un ancien employé de La Poste mis en examen depuis un an pour des attentats à l'explosif contre des radars automatiques en 2007 et 2008 va être à nouveau poursuivi, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.
Un ancien employé de La Poste mis en examen depuis un an pour des attentats à l'explosif contre des radars automatiques en 2007 et 2008 va être à nouveau poursuivi, a-t-on appris auprès du parquet de Paris. (Reuters/Eric Gaillard)
Arrêté mercredi dernier à Nantes alors qu'il semblait préparer de nouvelles actions, cet homme gravement handicapé a fait l'objet d'un examen psychiatrique qui a conclu que son état était compatible avec une action judiciaire.
Une information judiciaire a été ouverte pour "détention et transport de substances pouvant entrer dans la fabrication d'un engin explosif, en relation avec une entreprise terroriste".
Le parquet a requis son placement en détention provisoire. Il devait être présenté à un juge d'instruction dans la journée.
Les enquêteurs avaient conclu en mai 2008 qu'il était l'unique membre de la mystérieuse "Fraction nationaliste armée révolutionnaire" (FNAR) ou "Front national antiradars".
Cette organisation avait revendiqué des attentats à l'explosif contre plusieurs radars automatiques routiers et écrit au ministère de l'Intérieur en 2008 pour réclamer quatre millions d'euros, l'expulsion de tous les sans-papiers, la suppression des radars automatiques et une baisse des impôts.
En mai 2008, Frédéric Rabiller avait été confondu en se blessant grièvement tout seul chez lui lors de la manipulation d'un engin explosif. Il a perdu une main et trois doigts de l'autre. Mis en examen, il avait été alors laissé en liberté.
Il avait déjà fait l'objet d'une enquête en juin parce qu'il cherchait à acheter des substances suspectes sur internet.
Lors de son arrestation mercredi par d'importances forces de police, un kilo de chlorate de soude, produit pouvant entrer dans la composition d'explosifs, a été retrouvé au domicile de sa mère, chez laquelle il vivait depuis sa remise en liberté.
Cette dernière a prévenu la police lorsque son fils lui a fait part de son intention de "tout faire sauter".
Reuters