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Patrick Devedjian, le ministre de la Relance, maintient ses positions. Il a insisté mercredi, dans le journal «La Tribune», sur son hostilité à un arrêt brutal de la prime à la casse, qui, selon lui, pénaliserait le secteur automobile. Pour éviter cela, Patrick Devedjian suggère «que pendant les six premiers mois de 2010, on [ait] une prime de 700 ou 800 euros. La prime serait ensuite ramenée à 400 euros». En effet, le ministre craint que la fin programmée de cette mesure, le 31 décembre, n'entraîne une baisse des ventes de voitures. «Il est hors de question de donner un signal négatif au marché», a-t-il affirmé. Une crainte partagée à la fois par le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, qui rappelait lundi dans «les Echos» les effets dommageables qu'avaient eu la «Balladurette» ou la «Jupette» et par de nombreux constructeurs, comme Carlos Ghosn, le pdg de Renault.
Patrick Devedjian a par ailleurs réaffirmé sa volonté de voir une coordination européenne se former autour de ce sujet, afin que les treize pays ayant mis en place des primes à la casse sortent simultanément du dispositif. «Je suis allé voir le commissaire Verheugen (chargé de l'Industrie et de l'Entreprise, ndlr) à Bruxelles, il est d'accord pour essayer de coordonner les pays, parce que chacun y va un peu suivant sa musique», précise le ministre de la Relance. Et «s'il n'y a pas de coordination, nous serons pour notre part vigilants quant à ce qu'il se passera ailleurs, afin que les constructeurs français ne se fassent pas prendre des parts du marché», a-t-il averti. De son côté, le gouvernement allemand a de nouveau exclu de prolonger sa prime à la casse de 2500 euros au-delà du 31 décembre, une fois épuisée l'enveloppe prévue. Le budget initialement prévu de 1,5 milliard d'euros avait déjà été porté à 5 milliards par Berlin.
Au 9 juillet, la prime à la casse avait bénéficié à l'achat de 230.000 véhicules neufs, pour un montant de 230 millions d'euros. Le gouvernement tablait au départ sur 220.000 véhicules en douze mois, avec une enveloppe de 220 millions d'euros. Le budget, revu à la hausse avec le succès de l'opération, devrait avoisiner les 400 millions d'euros pour 390.000 nouvelles immatriculations au total d'ici à la fin de l'année.
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