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Ce vendredi 29 juillet, en Espagne, le conseil des ministres a adopté un projet de loi sur la reconnaissance et l'extension des droits et l'établissement de mesures en faveur des personnes ayant souffert de persécutions ou de violences pendant la guerre civile ou la dictature. Vous l'aurez compris, il ne s'agira que des crimes commis par les « nationaux ». Sous prétexte de vouloir refermer les plaies et de réconcilier les espagnols, ils veulent réhabiliter ceux qui ont mis le pays à feu et à sang. Car il ne faut pas oublier que ce sont ces soit-disant « démocrates » (sic) qui ont commencer la guerre civile (voir à ce sujet l'excellent dossier dans le dernier numéro de la Nouvelle Revue d'Histoire sur la guerre d'Espagne).
Le gouvernement s'est aussi mis à la tache de supprimer les plaques ou monuments liés au franquisme. Quand des gouvernements nationalistes ou pseudo-nationalistes font la même chose, ces républicains d'opérette crient au scandale, au fascisme et autres diabolisations de ce genre...
Par contre, le gouvernement de Zapatero n'a pas accepter la proposition des associations de victimes républicaines : l'annulation des jugements sommaires prononcés par les tribunaux militaires mis en place, surtout à partir de l'été 1937, par le régime franquiste. Jusqu'à quand ??
Mais désormais, le 20 novembre, jour anniversaire de la mort de Francisco Franco et de José Antonio Primo de Rivera, on ne pourra plus commémorer l'évènement au « Valle de los Caido », où sont enterrés le Caudillo et le créateur de la phalange, en tendant le bras ou en chantant « Cara al sol », l'hymne des phalangistes.
Yanndarc
02/08/2006