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Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a expliqué vendredi que la hausse des marges des industriels sur le prix du lait résultait de la nécessité pour eux de reconstituer leurs marges, fortement dégradées par la hausse des cours du lait en 2008.
Selon deux études publiées mercredi par le gouvernement, malgré la chute du prix de lait payé aux producteurs depuis 2008, les Français ont continué à payer leurs briques de lait au prix fort, distributeurs et industriels ayant conservé, voire augmenté, leurs marges.
Ainsi, la marge des industriels dans le prix payé par le consommateur est passée à 52,1% au deuxième trimestre 2009, contre 39,2% fin 2007, juste avant la chute des prix aux producteurs.
"Je crois qu'il faut qu'on sorte de ce système où on dit que c'est la grande distribution qui s'en met plein les poches et qui fait des marges excessives, ou que c'est les industriels qui font eux aussi des marges excessives", a réagi M. Le Maire sur RMC.
"Je ne vous dit pas qu'on ne peut pas améliorer les choses". Mais "les industriels, ils ont eu un prix (d'achat, ndlr) du lait en 2008, qui était très élevé et qui a donc dégradé leurs marges, donc ils les reconstituent pour rester compétitifs", a expliqué le ministre.
M. Le Maire a également souligné que les 50% de marge n'étaient appliqués que "sur une partie des produits, pas sur tous les produits laitiers".
"Il y a eu une baisse de la consommation sur tous les produits transformés, notamment les yaourts, (...) liée à la crise économique actuelle. Les industriels perdent de l'argent sur ces produits-là, et donc effectivement ils font des marges sur d'autres produits pour garder une compétitivité à peu près acceptable", a-t-il déclaré.
Selon le ministre, "le vrai problème" est de "trouver un système dans lequel le producteur de lait a un prix qui est garanti et stable sur plusieurs années, (...) où l'industriel français reste compétitif,(...) et où le consommateur s'y retrouve avec des prix les plus bas possibles", a conclu le ministre.
AFP