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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Au Centre Pompidou, un nouveau dispositif permet aux non-voyants de percevoir les tableaux

Des pupitres tactiles permettent aux non-voyants d'aborder des peinture du Centre Pompidou, à Paris.
Des pupitres tactiles permettent aux non-voyants d'aborder des peinture du Centre Pompidou, à Paris./Oriane Raffin/20Minutes.fr

HANDICAP - Ils peuvent découvrir, seuls, une dizaine d'oeuvres d'arts grâce à des pupitres tactiles...

Accompagné de son chien, Ali Chihani, salarié de la Bibliothèque du Centre Pompidou, déambule dans le musée. Il s'arrête devant d'étranges pupitres, un peu à l'écart du coeur de l'exposition. Ce non-voyant, passionné de théâtre, est ici pour «voir» des tableaux du musée, une pratique culturelle nouvelle.
Jusqu'à présent, non-voyants et mal-voyants pouvaient assister à des ateliers de découverte de la sculpture, avec le toucher, notamment au Musée Rodin, ou encore à des descriptifs vocaux d'oeuvres. Depuis février, le Centre Georges Pompidou, à Paris, leur propose une nouvelle aventure: découvrir dix tableaux de la collection du musée grâce à des pupitres tactiles. «On a choisi 5 oeuvres modernes et 5 oeuvres contemporaines, d'artistes connus (Picasso, Soulages, ...), afin que les visiteurs puissent s'initier à l'histoire de l'art», explique Anita Del Vitto de la cellule accessibilité du Centre Pompidou.
 
«On gagne en autonomie»
 
Images en relief, gravées dans des plaques d'acétate de cellulose, descriptifs en braille, audioguides: tout est fait pour que ces visiteurs particuliers puissent découvrir, seuls, les tableaux. «On gagne en autonomie», s'enthousiasme Ali Chihani, non-voyant depuis l'enfance. «Avant, au musée, je devais toujours passer par l'interprétation d'un voyant. Maintenant, je peux me faire mon propre jugement, c'est plus objectif.»
 
La plaque d'acétate de cellulose est un produit utilisé par le mécène qui finance le projet, Alain Mikli, pour créer des montures de lunettes. Il permet un fraisage sur 8 niveaux, qui permet de créer différentes textures et nuances de gris afin de faire ressortir les éléments essentiels des oeuvres. Le projet a été lancé il y a 22 mois, avec un long travail de réinterprétation des tableaux. Ce dispositif, encore à l'état expérimental jusqu‚en février prochain, semble satisfaire les visiteurs. Anita Del Vitto espère maintenant le voir se développer pour d'autres tableaux.

20 minutes
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