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L'UFC-Que Choisir a demandé mardi que les substances les plus dangereuses utilisées dans l'habitat soient interdites, soulignant que l'air que nous respirons à l'intérieur de nos logements est plus pollué qu'à l'extérieur.
"Nous demandons l'interdiction immédiate des substances les plus dangereuses et la réduction du niveau total de pollution admissible", indique l'association de consommateurs dans un communiqué.
L'UFC-Que choisir se prononce également pour un "étiquetage de mise en garde" dans l'attente du retrait définitif de ces dernières.
Plusieurs études dont celle de l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI), ont montré que l'air que nous respirons est 5 à 10 fois plus pollué à l'intérieur qu'à l'extérieur, souligne-t-elle.
Sont en cause, selon l'association, une "réglementation lacunaire" qui autorise trop de substances dangereuses dans de nombreux produits de consommation, des logements mal ventilés et un manque d'information des consommateurs sur les risques induits par l'utilisation de certains produits.
L'association cite le cas des moquettes encollées, qui, selon des tests qu'elle a réalisés, rejoignent "la longue liste des produits (désodorisants d'interieur, nettoyants ménagers, tapis, etc...) dont les émissions trop importantes de certains composés organiques volatils induisent une nocivité démontrée".
L'étude de l'OQAI (juin 2008) a montré que la grande majorité des logements français a une ventilation défaillante ou inexistante, rappelle l'UFC-Que Choisir.
Des mesures financières (prêt à taux zéro, crédit d'impôt etc.) doivent être proposées aux ménages pour les inciter à équiper leur logement d'un système de ventilation à double flux, propose-t-elle.
Pour les logements neufs et les bâtiments professionnels, notamment ceux recevant du public (hôpitaux, crèches etc.), ce système de ventilation doit être rendu obligatoire, ajoute-t-elle.
AFP