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La journée de grève nationale prévue mardi à La Poste sera précédée dès lundi par une "grève illimitée", à l'appel de quatre syndicats (CGT, SUD, CFTC, FO), dans les 185 bureaux de poste parisiens, où ont été supprimés selon eux 140 postes aux guichets en neuf mois.
"Nous avons décidé une grève illimitée" car "avec les réorganisations, les files d'attente se multiplient et les usagers qui rentrent dans un bureau de poste ne savent même plus où trouver les guichets", a indiqué à l'AFP Olivier Gault (CGT).
"Les bureaux de poste sont transformés en magasins, envahis d'automates et de présentoirs pour vendre des gadgets, derrière sont souvent dissimulés au fond de la pièce les guichets où aucun employé n'est là pour répondre aux questions. C'est ça le plan de réorganisation +bienvenue à la Poste+", a ajouté M. Gault.
Depuis le début 2009, 140 postes ont disparu dans les bureaux parisiens, affirme un tract des quatre syndicats du 5 août, listant 15 revendications dont "l'arrêt des suppressions de poste" et le "retrait du projet de privatisation".
La CFDT, qui ne s'est pas associée à l'appel à la grève illimitée, est cosignataire de l'appel des quatre autres syndicats pour une "journée nationale de grèves et de manifestations" mardi, contre le changement de statut de La Poste en société anonyme.
Le communiqué des quatre syndicats demande "le respect du droit à congés" ou des "accords de 1999 sur le temps de travail" et dénonce des projets de réorganisations "liés au processus de privatisation".
Les résultats semestriels de La Poste "communiqués fin août font état de 7.500 suppressions d'emploi en 6 mois" a indiqué à l'AFP Pascal Barroit, administrateur CGT.
"De janvier à juin, par le non-remplacement d'un départ sur trois, on arrive à 3.400 emplois en moins", a indiqué de son côté un porte-parole de la Poste, selon qui la différence pourrait s'expliquer par la diminution du nombre d'emplois à temps partiel ou de CDD.
A Paris, 15 des 27 salariés du bureau de Chateau-Rouge sont en grève depuis le 7 septembre à l'appel de la CGT, pour réclamer l'abandon des projets "Bienvenue à la Poste" et la suppression de deux emplois, a indiqué Jérôme Cottenceau, de la CGT.