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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Ahmadinejad dénonce à nouveau l'Holocauste, "faux prétexte"

TEHERAN (Reuters) - Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a de nouveau nié l'Holocauste qu'il a qualifié vendredi de "faux prétexte" à la création d'Israël, lors de rassemblements anti-israéliens marqués par des affrontements entre opposants et forces de l'ordre.

"Le prétexte à la création du régime sioniste est faux (...) C'est un mensonge basé sur une affirmation infondée et mythique", a déclaré Ahmadinejad à des fidèles réunis à l'Université de Téhéran à l'occasion de la Journée d'Al Qods, ou Journée de Jérusalem.

"Affronter le régime sioniste est un devoir national et religieux", a ajouté le président iranien.

Depuis son arrivée au pouvoir, en 2005, Mahmoud Ahmadinejad a plusieurs fois suscité la réprobation de la communauté internationale en déclarant que l'Holocauste était un "mythe" et Israël une "tumeur" au Proche-Orient.

Son gouvernement avait organisé en 2006 une conférence négationniste questionnant le meurtre de six millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les détracteurs en Iran du président ultraconservateur, dont la réélection le 12 juin dernier est contestée par l'opposition, estiment que ces prises de position ont isolé la république islamique sur la scène internationale.

"CE RÉGIME N'A PAS D'AVENIR"

Dans son discours, diffusé en direct à la radio, Ahmadinejad a lancé une mise en garde aux pays arabes et musulmans contre un quelconque accord avec Israël.

"Ce régime ne durera pas longtemps. Ne liez pas votre sort à lui. Ce régime n'a pas d'avenir. Son existence doit arriver à son terme", a-t-il dit.

La nouvelle déclaration d'Ahmadinejad contre Israël intervient alors que les pays impliqués dans la recherche d'une issue sur la crise du nucléaire iranien tentent de déterminer comment traiter avec Téhéran, en proie à une contestation interne sans précédent depuis la révolution de 1979.

Les puissances occidentales s'inquiètent de l'attitude de "rejet catégorique" de l'Iran face à leurs demandes de suspension de l'enrichissement de l'uranium et de mise en conformité avec les résolutions votées depuis 2006 par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Au lieu de répondre directement à ces demandes, les autorités iraniennes ont remis ce mois-ci aux membres du "5+1" (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne) une proposition de pourparlers englobant les questions politiques, économiques, internationales et sécuritaires mais sans un mot sur leurs programmes nucléaires.

De nouvelles discussions sont prévues le mois prochain. Mais la contestation politique en Iran complique encore la donne.


AFFRONTEMENTS À TÉHÉRAN


Vendredi, des affrontements ont opposé à Téhéran des partisans de l'opposition aux forces de sécurité et à des fidèles du président Ahmadinejad pendant les rassemblements de la Journée d'Al Qods, organisée chaque année à la fin du jeûne du ramadan en soutien à la cause palestinienne, a rapporté un témoin.

Au moins dix partisans de l'opposant Mirhossein Moussavi ont été arrêtés dans le centre de la capitale, a-t-il précisé. "Des partisans d'Ahmadinejad frappent des partisans de Moussavi près de la rue Vali-ye Asr (dans le centre de Téhéran). Au moins deux protestataires ont été blessés."

D'autres incidents ont été signalés dans le nord de Téhéran, où des témoins affirment que la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Les forces de l'ordre auraient procédé à un nombre indéterminé d'interpellations.

Les gardiens de la Révolution avaient prévenu jeudi l'opposition iranienne que les autorités répliqueraient "fermement" à d'éventuelles manifestations antigouvernementales au cours des rassemblements de la Journée d'Al Qods.

Mais plusieurs milliers de partisans de Moussavi, reconnaissables à leurs bracelets ou leurs foulards verts, figuraient parmi la foule. "Mort aux dictateurs" ou "Nous sommes prêts à mourir pour l'Iran", scandaient-ils, les doigts formant le V de la victoire.

Le scrutin du 12 juin, qui a été suivi d'immenses manifestations d'opposants, a plongé l'Iran dans une crise politique et mis en évidence de profondes divisions dans la classe dirigeante. Les autorités nient que l'élection ait été truquée.

 

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