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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Robert Brasillach



Portrait : un écrivain catalan


Les gens qui cherchent aujourd'hui les écrivains de Droite et ne les trouves pas ,auraient intérêt à se rendre au cimetière...C'est en ces mots qu'Antoine Blondin nous invite à revisiter l’œuvre de celui qui reste malgré le silence qui entoure son nom, le Prince du Bonheur .Le destin de Robert Brasillach bascula un matin un certain 6 février 1945. Douze balles fracassèrent l'élan d un écrivain riche de tous dons pour reprendre les mots du procureur qui l'envoya à la mort. Douze balles fracassèrent une oeuvre considérable et inachevée
ils ont dit..." Le jeune homme que j'ai été et le jeune homme Brasillach sont morts le même jours ,et toutes proportion gardée, de la même chose".Jean Anouilh."Sa mort a fait de Brasillach un poète".Jacques Roland."Il a trop aimé la statue idéale de la jeunesse".Roger Nimier."Ils n'ont pas choisi une médiocre victime. En fusillant Brasillach, ils l'ont honoré comme le symbole d'une tradition et d'un ordre abhorrés".Jacques Perret" Il a fait sur moi une très forte impression et j'ai appris plus tard parlant de lui à ses amis à l'aimer davantage".Georges Simenon."oui, quand on a annoncé qu'on allait fusiller Brasillach, j'ai été révolté".Alain Decaux
Jeune fils du soleil de la Méditerranée comme il aimait le rappeler ,Robert Brasillach naquit le 31 mars 1909 à Perpignan , de l'amour d'Arthemile Brasillach, officier colonial au Maroc, et de Marguerite Redo. Vivant dans cette île parfaite qu'est l'enfance, il fut frappé très jeune par une douloureuse épreuve puisque son père décéda en 1914 lors d'un accrochage au Maroc. Après une scolarité brillante à Sens, il obtient son baccalauréat à 15 ans, puis entre ,en 1925 à Hypokhâgne au Lycée Louis le Grand. Il prépara l'Ecole Normale Supérieur, une bourse lui étant accordée en tant que pupille de la Nation .Le lycée Louis le grand sera le lieu de rencontre d'une pépinière de jeunes talents, d'amoureux de littérature et de poésie: jose Lupin, Thierry Maulnier ,Roger Vaillant et bien sur Maurice Bardéche qui deviendra quelques années plus tard son beau-frère .Ces années de jeunesses relatées dans Notre Avant Guerre(1939) se déroulent dans une atmosphères ou les gens vivent pour les farces du cinéma muet, le théâtre dans sa vitalité, la poésie dans sa pureté l'anarchie dans son charme .Ces jeunes gens vivent dans les délices du temps ou l'ont pressent l'influence du jeune Robert Brasillach comme l'écrit Maurice Bardéche dans ses souvenir: Il avait le don de faire miroiter, étinceler. La vie, les livres, les spectacles, les évènements lui apparaissaient avec des couleurs plus vives qu'à nous .Brasillach écrit déjà comme il respire( il collabore à différents journaux tels que l'action Française ou Candide).Il travaille à la Biographie de Virgile. Son premier livre parait en 1931( Présence de Virgile).Il a 22 an
s


Le Romancier du bonheur :



L’œuvre romanesque de brasillach comprend huit roman dont le dernier (les captif) reste inachevé. Ses romans ont tous la caractéristique s'être plus ou moins biographique puisqu'on y retrouve la figure de sa sœur Suzane, de sa mère ou de lui- même . Comme le temps passe , paru en 1937, est probablement son meilleur roman c'est l'histoire d'un couple ( René et Florence) avec ses zones d'ombres et de soleil, avec ses retrouvailles et ses séparations, installant le lecteur dans une aventure picaresque et sentimentale où s'éveille un érotisme discret mais magnifique ( lire et relire la magnifique Nuit de Tolède .Pour Thierry Maulnier les personnages sont avant tout les guides pour nous promener à travers la jeunesse, l'amour ,la destinée, à travers la fuite du temps.
D'autres romans tels que les Sept couleur (1939( ou La conquérante (1942) illustrent cette façon d'écrire, qui selon Anne Brassié, chante le bonheur de l'enfance et qui touchera tant de jeunes gens. Certes, les romans de Brasillach peuvent paraître laborieux pour certains, mièvres pour d'autres, mais ils auront eu une influence sur l' ame de nombre de lecteurs . Ecoutons pour s'en persuader Michel Déon aujourd'hui académicien:Brasillach a glissé dans le cœur de beaucoup d'homme de ma génération une subtile angoisse, le pressentiment de son propre destin confondu avec celui de la France. il fallait aimer le bonheur tout de suite et très vite puisqu'on allait le voler
.


Un grand poète



Critique littéraire s'exerçant dans les colonnes de l'Action Française, il donne en toutes liberté d'esprit son jugement sur les livres du moment .son oeuvre critique est importante mais nous mettons surtout en exergue l’œuvre poétique de Brasillach, car à notre sens elle essentielle et incontournable. Son Corneille (1938( , livre injustement méconnu, est sans doutes son chef d'ouvre. C'est un Corneille magnifique romantique, fasciste et baroque selon Roger Nimier. Il nous l'offrira vivant et proche. Mais que dire de son Chenier qui est selon Benoist Méchin un testament de poète et puis il y a Poème 1944 et surtout les inoubliables Poèmes de Fresnes . Il les écrit enchaîné, s'isolant du vacarme de la prison pendant les derniers jours de sa vie. Ceux qui ont lu ces poèmes ne les ont pas oublié . Vienne la nuit, les noms sur les murs ,Gethsémani, ou les Psaumes...sa poésie devient la chansons triste de la captivité et de l'absence, la chanson du bonheur perdu .Son oeuvre poétique est également complétée d'une Anthologie de la Poésie Grecque (1944(, toujours disponible en livre de poche. Cette anthologie est remarquable car elle est une approche idéale , pour aller à la rencontre de Sophocle, d'Eschyle, des chansons à boire et à danser de Pindare ou des plaisanteries d' Aristophane. Selon Brasillach: l'admirable, la surprenante variété de la poésie grecque s'est accommodée de toutes les formes de vie(...(.La Grèce n'a jamais cessé de proclamer la vérité unique d'Antigone: nombreuse sont les merveilles monde mais la plus grande merveille reste l'homme .Grand poète dites vous ? Sans doute. Il nous laisse des mots, des vers comme un peu d'eau qu'on puise à la source .l journaliste politique prend souvent le pas, dans les études qui lui sont consacrée, sur le poète. Ils nous semblent infiniment lié car la vision politique de Brasillach était avant tout une vision poétique, esthétique et romantique.


Un journaliste engagé



Nourri au lait da l'Action Française, influencé par l'école maurrassienne et encore plus par l'écrivain, comme le note Paul Serrant: l'admiration pour Charles Maurras se double d'une admiration au moins égale pour l'homme. Brasillach ne se veut pas un doctrinaire et encore moins un militant: En 1936 Pierre Gaxotte engage Brasillach dans la nouvelle existence de je suis partout aux cote , d'une équipe de jeunes talents. Promu, en 1937, rédacteur en chef, il va devenir une sorte de polémiste politico-littéraire. Aux cotes des Rebatet, Lesca, Cousteau, il s'engagera dans les combats des années 30 sans arrières pensées, avec sincérité, sans férocité animale mais avec droiture envers son camps: contre le Fropnt populaire, pour les nationaliste espagnol ,contre l'antifascisme, pour la paix...Rebatet a remarquablement résumé ces heures de fièvre et d'amitié au sein de l'équipe de je suis partout dans ses sulfureux décombres, faisant dire aux historiens Plumyéne et Lasierra que les littérateur de Je suis partout ne donnent au fascisme que son expression sensible, sentimentale et poétique .Expression particulièrement ,partielle(...)
le fascisme de Brasillach ,marqué pat l'influence de Maurras, se rapproche de ses origines espagnoles et latines. Il se sent plus proche d'un Mussolini ,d'un Franco ou d'un Salazar que du régime hitlérien, qui est selon lui une planète inconciliable avec la notre. Dans une lettre écrite à un ami en 1934 il confie:j'ai lu Mein Kampf.je dois avouer ,même si cela attriste les jeunes hitlérien ,nos contemporains , je trouve cette lecture particulièrement désolante. Apprenant un an plus tôt les premières mesure antisémites de Hitler:Je ne comprend pas ce que veut Hitler , ni le massacre ni l'expulsion ne sont une solution .Comme chez Maurras, il n'y a pas de racisme à l'origine de l'Antisémitisme de Brasillach ,mais du nationalisme. s'il en veut aux capitaliste juifs internationaux et aux immigré qui ont fui l' Allemagne et se sont installés en France c'est notamment parce que, selon lui, ils incitent la France à la guerre.


Le romantisme Fasciste



Voyageant à travers l'Europe (Belgique, Espagne ,Allemagne), Brasillach revient de ses rencontres avec Degrelle ,d'avec les jeunes nationalistes espagnols, de sont voyage en Allemagne ,enthousiasmé, presque ébloui: Le Fascisme il y a bien longtemps que nous avons pensé que s'était une poésie, et la poésie même du XX eme siècle. Les petits enfant qui seront des garçons de 20 ans ,plus tard, apprendront avec un sombre émerveillement l'existence de cette exaltation de million d'hommes ,les camps de jeunesse, les gloires du Passé, les défilés, les cathédrales de lumière ,les héros frappés au combat ,l'amitié entre toutes les jeunesses de toutes les nations réconciliés ,José Antonio, le fascisme immense et rouge(...(, ajoutant les fascisme -c'est une idée qui m'est chère -ont réussi parce qu'ils étaient de merveilleux adjuvant de ce qu'il faut nommer les poésies nationales; c'est le romantisme fasciste décrit par Paul Sérant qui rappelle l'influence de la figure de José Antonio sur Robert Brasillach, mais aussi l'impact de la Guerre d' Espagne à laquelle Brasillach consacra ( en collaboration avec Bardéche ( une étude complète défendant le point de vue du camp nationaliste (histoire de la guerre d'Espagne( paru en 1939. Dans un article de Je suis partout datant de 1941 (avec pour titre anniversaire: l'Aube de l'Esprit Fasciste) Brasillach écrit: Seul un fasciste français peut collaborer avec le monde nouveau, et ce fascisme n'est ni marxiste ni conservateur Seul l'esprit des cinq flèches nouées peut faire lever sur la France l'aube dont parle la chanson de la Phalange .Si l'effondrement de la France en 1940 entraîne Brasillach dans la collaboration avec l'Allemagne, c'est tout d'abord dans l'intérêt de sauvegarder au mieux les intérêts français et de favoriser le retour des prisonniers. Ce sera la rupture avec Maurras partisan de la seule France contre le clan des y a dans lesquels il inclut Brasillach. Brasillach estime que la France doit chercher sa place au sein de la nouvelle Europe qui se dessine car selon lui la raison n'est pas du cote de la Banque Anglaise ou de la terreur soviétique. Elle est sur le vieux cap d'Europe d'où partit ,il y a 30000 ans, la civilisation Blanche ,elle est dans la volonté d'un monde où la justice et la force régneront l'une et l'autre indissolublement. Elle est la révolution du XX siècle. Il soutiendrait l'effort de guerre allemand contre le Bolchevisme avec l'image de Katyn où 4000 officiers polonais furent exécutés d'une balle dans la tete par les soviétique...Toutefois, il se brouillera avec les maximaliste de je suis partout en 1943 et quinterra le journal .Il collaborera avec Drieu la Rochelle à l'hebdomadaire Révolution Nationale dirigée par Lucien Combelle jusqu'au dénouement tragique de son existance .L 'histoire s'accélèrera ,elle happera Brasillach...


Mourrir pour ses idées



Brasillach aurait pu, comme le lui conseillaient ses amis se réfugier en Allemagne en attendant que l'orage de la Libération passe .Mais il refusa .Nous n'avions pas, pendant quatre ans, répété à satiété qu'il ne fallait pas émigrer pour nous sauver en Allemagne dés l'approche des Alliés .Il ne quittera donc pas la France. Lorsqu'il apprendra l'arrestation de sa mère, il se rendra lui même à la préfecture de police pour se livrer à la justice. Brasillach se sent responsable de tous ceux qui l'ont suivi, et tient à se justifier devant la cité même s'il n'a aucune confiance en la justice des vainqueurs .Il affrontera donc son procès comme le héros d'une tragédie grecque, fidèle à lui même ,jusqu'à la fin. Le 19 janvier 1945, en moins de six heures d'audience, malgré l'éloquence de son défenseur ,Maître Isorni, l'écrivain journaliste est reconnu coupable d'intelligence avec l'ennemi et condamné à mort .Le sort est scellé. Lorsque tombe la sentence ,une voix s'écrie:c'est une honte...Brasillach réplique c est un honneur !. Ces lettres écrites en prison(publié en 1952) révèlent l'intensité dramatique des derniers jours où il attend en écrivant et en priant, l'inéluctable fin. Malgré une demande de grâce signée par un grand nombre d'écrivains(sauf les communistes' et finalement refusée par de Gaulle, Brasillach écrit :le matin, l 'aumônier venait m'apporter la communion .Je pensais avec douceur à tous ceux que j'aimais ,à tous ceux que j'avais rencontrés dans ma vie .Je pensais avec peine à leur peine .Mais j'essayais le plus possible d'accepter. François Brigneau, témoins à Fresnes des derniers jours de Brasillach se souvient le 6 février 1945,je m'éveille dans la cellule 338,au troisième étage de la prison de Fresnes .C'est encore la nuit .J'ai froid.(...( Mais ce matin là le froid n'est pas le seul à rompre mon sommeil avant l'aube. J'ai surgi de ma nuit en criant et maintenant ce qui me saisit c'est le silence (...) je l'ai vu deux fois.La première en allant chercher du linge .La remise se faisait à proximité du quartier des condamnés à mort. J'ai pu m'avancer un peu .J'ai vu sa cellule?J'ai appelé ! son visage est venu s'encadrer dans le guichet toujours ouverts des promis au supplice. Il souriait. Son Beau regard sombre, si doux et si moqueur. J'ai crié des mots bêtes: courage ...Confiance...J'ai vu sa bouche qui disait -Petit Well.(...)La seconde fois nous avons traversé le long couloir cimenté .il a ouvert la porte .Robert Brasillach m'attendait debout .Je suis tombé à genoux .Je pleurais. Je lui ai embrassé les mains .Il disait -Allons Welll...Et moi:-Ce n'est pas possible...je le connaissais depuis dix-huit mois mais je luis devais ma vue la plus profonde(...) Toutes ma vie je me souviendrai de cette dernière minute dans la cellule de cette affreuse impuissance à le sauver.


55 ans après



On parle aujourd'hui peu de Brasillach.Parce qu'il fut antisémite et collaborateur il est rentré à jamais dans le cortège funeste des maudits de notre temps. Doit on pour autant vouer cette figure de notre littérature aux gémonies de l'histoire, comme le souhaitaient tous les détracteurs zélés, qui n'ont pas feuilleté trois pages d'un seul de ses livres. Nous ne le croyons pas ,d 'autant que la figure de Brasillach reste marquée par l'héroïsme dont il fit preuve pendant son procès et les derniers instants de son existence. Il mourut pour ses idées, comme dans la chanson de Brassens, et cela devrait mériter une certaine indulgence de la part de ses fraternels adversaires. Témoins d'un engagement total, il doit inciter ceux, qui parle en son nom ,à retourner à la source de ses livres, de son œuvre pour goutter la parcelle d'un bonheur qu'il affectionnait tant...Un maître dites vous ? J'aurais bien aimé me promener avec lui( Antoine Blondin)



texte tiré de la revue : "l'épervier"


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