Les bureaux de vote ont ouvert samedi à 07H00 (05H00 GMT) en Serbie pour un référendum sur une nouvelle constitution qui présente la province du Kosovo comme une partie inaliénable de la Serbie.
6.639.385 d'électeurs inscrits sont appelés à voter samedi et dimanche dans 8.385 bureaux de vote dans le pays et 40 à l'étranger pour répondre à la question: "Etes vous pour la confirmation de la nouvelle Constitution de la République de Serbie".
Le Kosovo, administré par l'ONU depuis 1999 après le conflit entre forces serbes et séparatistes albanais, n'est plus que formellement une province de Serbie.
Les Albanais du Kosovo qui représentent plus de 90 % d'une population de 2 millions d'habitants réclament l'indépendance et pourraient l'obtenir lors de la définition du nouveau statut, en principe avant la fin de l'année.
Pour être validée, la nouvelle Constitution doit recevoir le soutien de plus de la moitié des électeurs inscrits.
Les bureaux de vote seront ouverts samedi et dimanche de 07H00 (05H00 GMT) à 20H00 (18H00 GMT).
Des permanences seront organisées par les commissions électorales locales dans tous les bureaux de vote dans la nuit de samedi à dimanche, pour prévenir d'éventuelles irrégularités, a rapporté la télévision d'Etat serbe (RTS).
Le scrutin sera suivi par 1.335 observateurs locaux et 68 observateurs étrangers, a indiqué l'agence Tanjug.
Le Centre pour les élections libres et la démocratie (CESID), une organisation non gouvernementale qui suit les élections en Serbie, communiquera dimanche soir ses premières estimations.
Les autorités qui ont mené une campagne très active en faveur du "oui" ont décidé de manière exceptionnelle d'organiser le référendum sur deux jours afin de s'assurer du taux de participation le plus élevé possible.
Les principaux partis --des démocrates aux ultranationalistes-- ont appelé à approuver la nouvelle la Constitution, adoptée à l'unanimité fin septembre au parlement.
La nouvelle Charte doit remplacer celle promulguée en 1990 sous le gouvernement autoritaire du défunt Slobodan Milosevic.
Elle définit pour la première fois depuis 1918 la Serbie comme un pays indépendant prenant ainsi en compte le démantèlement de la Yougoslavie, achevé en mai dernier avec le choix indépendantiste du Monténégro.
Divers experts ont relevé dans le nouveau texte des insuffisances en matière de justice, autonomie locale ou droits de l'homme et des politiciens d'opposition ont appelé à boycotter le référendum.
Les autorités du Kosovo ont condamné ce référendum, qualifié d'"illégal" et qui va être boycotté par les Kosovars albanais qui depuis 1990 ne participent plus à aucun des scrutins organisés en Serbie.
