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Claude-Autant-Lara, né le 5 août 1901 à Luzarches (Val-d'Oise), mort le 5 février 2000 à AntibesAlpes-Maritimes), est un réalisateur français.
Il débuta sa carrière très jeune comme décorateur de L'Herbier de Jean Renoir, puis comme réalisateur d'avant-garde, mais il dut accepter des besognes avant de s'imposer internationalement avec Le Diable au corps.
Il réalisa des films souvent provocants en affirmant « Si un film n'a pas de venin, il ne vaut rien. » Dans les années 1960, il se mit à dos le mouvement cinématographique de la nouvelle vague, puis en fin de carrière ne connut plus aucun succès public.
Ses mémoires sont intitulés La Rage dans le c?ur (1984).
Le 18 juin 1989, il revint sur le devant de la scène médiatique, de manière controversée, en étant élu au Parlement européen sur la liste du Front national. Doyen d'âge de la nouvelle assemblée, son discours d'ouverture de la première session, en juillet 1989, provoqua un certain scandale en exprimant notamment ses « inquiétudes face à la menace culturelle américaine », déclenchant la sortie immédiate de l'hémicycle de la quasi-totalité des députés.
Dans un entretien accordé au mensuel Globe en septembre 1989, il tint des propos tels que le garde des Sceaux Pierre Arpaillange fit engager des poursuites pour « injures raciales, diffamation raciale et incitation à la haine raciale. » Le scandale fut tel que, malgré la relaxe, il se vit bientôt contraint de démissionner de son mandat de député européen. En outre, les membres de l'Académie des beaux-arts, dont il était vice-président à vie, choisirent de lui interdire désormais de siéger parmi eux. Il est remplacé, à sa mort, par le cinéaste Francis Girod.

En 1973 il adapte Lucien Leuwen de Stendhal, pour la télévision.
Il est également réalisateur d'au moins cinq autres films réalisés entre 1923 et 1936, et acteur (jouant le rôle de Fauchery) et directeur artistique dans Nana, film muet réalisé en 1926 par Jean Renoir.
IN MEMORIAM: CLAUDE AUTANT-LARA (1901 - 2000)
Le cinéma est aux mains des biens-pensants. Lisses, policés, conformistes ! La nouvelle vague n'a jamais véritablement dénoncé le système. Autant-Lara a toujours été considéré comme un cinéaste particulier mais ses succès comme " La Traversée de Paris " ou " L'Auberge Rouge " le classait parmi les " grands ". Et puis un jour ?. Boum ! L'homme respectable dénonce le lobby juif qui enserre le cinéma dans un carcan, la mort progressive des productions européennes, la dérive gauchiste de l'art? Il est désormais considéré comme un paria, un maudit auquel on ose dénier toute grandeur artistique. Rendons-lui hommage !
Avec la disparition de Claude Autant-Lara décédé à l'âge vénérable de 98 ans, c'est une grande page de l'histoire du cinéma français qui s'est tournée. Ce réalisateur atypique, se définissant volontiers comme un petit bourgeois anarchiste, aura vu sa carrière placée sous le signe de la censure. Son premier film '' Construire un Feu '', est interdit et détruit à la demande de la profession qui invoqua la concurrence déloyale. Il faudra attendre l'époque des " Visiteurs du Soir " et des " Enfants du Paradis ", âge d'or du cinéma français (particulièrement prolifique pendant la seconde guerre mondiale), pour qu'il tourne ses quatre premiers chefs-d'?uvre : " Le Mariage de Chiffon " (1942), " La Lettre d'Amour " (1942), " Douce " (1943) ainsi que " Sylvie et le Fantôme " en 1945. A la fin de la guerre, les films " Le diable au Corps ", " L'auberge Rouge ", " Le Blé en Herbe ", " Le rouge et le Noir " passeront eux aussi sous les fourches caudines du culturellement correct.
En 1956, " La Traversée de Paris ", le plus connu des films d'Autant-Lara, subit les foudres des organes du terrorisme intellectuel, notamment du cahier du cinéma qui voyait en Autant-Lara le représentant d'une esthétique cinématographique qui leur rappelait les heures les plus sombre de leur histoire. Mais derrière ces contorsions totalitaires du culturellement correct, s'est aiguisé chez Autant-Lara le goût de la dérision et de la méchanceté. Méchanceté, qu'il mit à profit pour nous écrire d'une plume trempée au vitriol des livres comme " Télé - Mafia ", " Les fourgons du Malheur ", " Le Bateau Coule ", " Le Coq et le Rat ". Ces livres de souvenirs et ces pamphlets politiques sont des livres de combats et de haine d'un artiste profondément individualiste et fier de son enracinement dans la culture de son pays, d'un artiste enragé par les méfaits du cosmopolitisme ravageur comme par les canailleries sans nombre des marchands de soupe du cinéma (et de la télévision), la plupart appartenant comme par hasard au peuple élu, les pages de ses livres abondent en inoubliables et féroces portraits de producteurs juifs. Fidèle à ses idéaux Pro Patrie, Autant-Lara, qui affichait volontiers une sensibilité de gauche fut élu député européen sur la liste de Jean-Marie Le Pen en 1989. Un mandat qui lui permit en tant que doyen d'âge, un mémorable discours d'ouverture de la session du parlement de Strasbourg ou il ne ménagea certes pas les fibres mondialistes et " droit de l'hommarde " de ses collègues. Ses propos furent jugés racistes, irresponsables par les bonnes consciences indignées. Aujourd'hui les inquisiteurs du culturellement correct, peuvent bien s'acharner à salir sa mémoire; son ?uvre parle d'elle-même et fait justice de ces calomnies, lui assurant une place au panthéon de nos grands hommes de cinéma.
JEAN - CHARLES VAN ZEE
Source
Ce verre serait, alors, celui du condamné. »
Claude Autant-Lara 15 juillet 1989.