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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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La diversité ethnique gagne ses galons



La montée des «minorités visibles» a d’abord gagné la télévision, mais aussi les partis politiques qui ont promu un petit nombre de candidats de la diversité.

 
POUR LA PREMIÈRE FOIS, le Parlement français pourrait compter plusieurs députés issus de l’immigration en 2007.
 
L’UMP a investi une quinzaine de personnes d’origine étrangère pour les législatives tandis que le PS en présente vingt. Une révolution lente et encore incertaine. À droite, seulement deux ou trois sont en position éligible. «Les sortants ne veulent pas laisser leur place car ils estiment ne pas avoir démérité», comprend Malika Benlarbi, coprésidente de Dialogue et diversité au sein de l’UMP. «Mais s’il y a une vraie volonté politique, elle se verra dans le choix des suppléants des députés élus», veut croire cette militante à droite de longue date. En attendant, le parti de Nicolas Sarkozy a misé sur les femmes issues de l’immigration pour concilier parité et diversité.
 
Au PS, la même stratégie a prévalu lors du choix des candidats issus de l’immigration. Les édiles de gauche avaient pourtant convenu au Congrès du Mans de «faire émerger les talents». Mais à l’heure des décisions, ils ont finalement adopté un processus dérogatoire en réservant une vingtaine de circonscriptions à des candidats issus des minorités, qui n’ont pas été désignés par les militants mais par la direction. Certains étaient déjà implantés, mais d’autres sont clairement parachutés, comme Malek Boutih en Charente. Cela n’a pas manqué de susciter des remous localement. Dans la 21e circonscription de Paris, réservée aux «minorités visibles», c’est l’Antillaise Paule Angevin qui a été choisie, aux dépens de Sofia Chikirou, qui demande qu’on fasse voter les militants. «C’est le risque de cette politique de discrimination positive: cela aiguise la compétition entre les minorités», regrette le fabiusien Jérôme Guedj.
 
Si les partis sont encore frileux, la télévision semble plus déterminée. L’apparition de Harry Roselmack cet été au journal de 20 heures de TF1 a secoué le PAF. Les chaînes concurrentes cherchent elles aussi des vedettes nouvelles. Depuis octobre, la journaliste Aïda Touihri présente un grand magazine d’actualité sur M6. La chaîne d’infos LCI poursuit sa politique de recrutement diversifié et contribue grandement aux «10% de journalistes issus des minorités» annoncés par la direction du groupe TF1. À son tour, i-Télé s’est lancée dans la course, tandis que le CSA surveille maintenant les programmes et leur présentateur, tenant, sans le dire, le compte en fonction de la couleur, de l’origine…
 
Des raisons marketing
 
Dès le 14 novembre 2005, alors que les banlieues flambaient encore, Jacques Chirac avait annoncé sa rencontre avec l’ensemble des responsables de l’audio­visuel et déclaré: «Les médias doivent mieux refléter la diversité d’aujourd’hui.» Depuis, les télévisions ont ouvert leur mode de recrutement. Et diversifié aussi leur contenu, notamment pour des raisons de marketing. Car le public demande clairement à se reconnaître dans le petit écran, notamment dans les publicités, assure l’agence ak-a, spécialisée dans les études ethniques. Le club Averroes a d’ailleurs reconnu, dans un rapport remis en octobre au CSA et au président de la République, une évolution positive.
 
De son côté, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) a enregistré 5.405 réclamations en 2006, dont 35,23% concernent des discriminations sur l’origine. Entre la promotion des minorités, d’un côté, et la lutte plus volontariste contre les discriminations, de l’autre, la France hésite. D’un côté, il s’agit de choisir des candidats parce que noirs, beurs ou asiatiques, selon un modèle à l’anglo-saxonne qui permet de former rapidement une élite, sans forcément rétablir l’égalité. De l’autre, il s’agit d’éviter que des gens soient écartés pour leur origine et leur couleur de peau. Ce débat devra également être tranché en 2007.


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