Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Publicité

Pauvre George Bush



Je commence à avoir vraiment pitié de George « Deubleiou » Bush, dont la persévérance dans l’erreur est proprement sidérante. Et je crains fort que les historiens du prochain siècle ne le considèrent comme le Président le plus calamiteux que le peuple américain ait jamais eu à sa tête.
Pourtant, au lendemain du 11 septembre, il disposait d’un immense capital de confiance auprès de ses concitoyens, majoritairement prêts à le suivre dans la lutte contre le terrorisme. Les opérations en Afghanistan contre les talibans, complices et protecteurs de Ben Laden, furent approuvées par son opinion publique et par l’opinion internationale. Le gouvernement de la France s’y associa et des soldats français combattent aujourd’hui encore dans les montagnes afghanes auprès de nos alliés américains. (Mais plus pour très longtemps, semble-t-il…)

Et puis ce fut la stupide invasion de l’Irak, désapprouvée par le monde entier, y compris par les peuples anglais, italien, espagnol, entraînés malgré eux dans cette aventure par des gouvernants égarés reniant tous les principes démocratiques, tels Tony Blair, Sergio Berlusconi, José-Maria Aznar. Il fallut pourtant près de six années pour que les citoyens américains commencent à comprendre que l’expédition irakienne était une absurdité, que non seulement elle ne permettait en aucune manière de combattre le terrorisme, mais que tout au contraire elle lui offrait le meilleur prétexte pour recruter et se développer.

Car si, dans l’esprit des Américains, leur armée ne visait qu’à abattre un odieux dictateur nourrissant les pires intentions à leur égard, il en allait tout autrement dans l’esprit des Arabes : Eux voyaient seulement que plusieurs États occidentaux coalisés sous commandement américain envahissaient un pays musulman. Pour ces populations, que Saddam Hussein ait été un despote est tout à fait secondaire, pour la simple raison qu’elles n’ont, pour la plupart, aucune expérience de la démocratie.

Le beau résultat de ce gâchis, en plus de 3 000 soldats américains morts pour rien, c’est pour les Républicains la perte de la majorité au Congrès et au Sénat et très probablement un Président démocrate à l’issue des prochaines présidentielles. Car à la déception en Irak est venue s’ajouter l’indignation devant l’imprévoyance et la passivité de l’administration Bush lors de l’ouragan Catrina qui ravagea la Nouvelle-Orléans. La prétendue “efficacité” des Républicains s’est alors trouvée gravement prise en défaut et cela a pesé lourd dans l’opinion américaine.
Ont pesé lourd également la non-signature des accords de Kyoto et le refus de prendre des mesures écologistes pour rendre l’industrie américaine moins polluante, alors que le public américain a pris conscience, lui aussi, que nous étions en train de détruire notre berceau planétaire. De sorte que l’administration américaine va repasser de la droite à la gauche, ce dont aucun libéral ne peut se réjouir, même si la gauche américaine est moins socialiste que la française. Car, sur le plan de l’économie, le gouvernement Bush avait pris un certain nombre de mesures positives, mais dont le bénéfice a été annulé par le coût exorbitant de la guerre irakienne.

Or, pour couronner le tout, voilà que Bush-la-Bévue envoie 20 000 soldats supplémentaires en Irak, ce qui est complètement idiot, car, de l’avis même de ses généraux, c’est 200 000 au moins qu’il faudrait pour avoir la moindre chance de redresser la situation. C’est donc un coup d’épée dans l’eau, que Bush et ses conseillers croient peut-être symbolique d’un refus de plier, mais qui en fait ne symbolise qu’un profond désarroi.

Bien sûr, comme je l’écrivais dans notre N° 571, les Américains ne peuvent pas quitter soudainement l’Irak en laissant derrière eux la guerre civile qu’ils ont allumée, avec en outre le risque de voir l’Iran s’annexer purement et simplement toutes les régions chiites de l’Irak. Il faut donc trouver une solution politique, et celle-ci ne peut être que la partition de l’Irak en trois républiques autonomes aussitôt reconnues par la communauté internationale. Mais il faudrait se dépêcher de mettre cette organisation en place avant que le chaos n’emporte tout.


Pierre Lance


Source
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article