Encore et toujours les mêmes...
Plusieurs dossiers jugés hier avaient pour genèse des « regards échangés qui ne plaisent pas ». Tous les faits ont été commis à Feurs (69) et aucun prévenu ne s'est présenté à la barre.
IL AGRESSE UN POLICIER AVEC UNE ARME À FEU : TROIS MOIS FERME
Le 4 octobre 2005, après 22 heures, cet homme sort tranquillement ses poubelles. En face, un jeune homme qui se querelle avec son amie, lui reproche de « le mater ». Il sort un pistolet dont il actionne la culasse. Pas de chance, il est tombé sur un policier qui ne s'en laisse pas conter. L'agresseur prend la fuite en tirant deux coups de feu en l'air, dont les voisins entendent les déflagrations. Mme le procureur a stigmatisé, hier, « ces agressions sur la voie publique, purement gratuites. Pour un de ces fameux regards, on en vient au contact physique ». Elle requérait trois mois de prison ferme contre Soufian El Bakrioui. Elle était suivie par le tribunal pour la condamnation.
SIX MOIS AVEC SURSIS POUR UNE AGRESSION A L'ARME BLANCHE
Ce jeune homme qui recherchait sa voiture dans les rues de Feurs, le 24 mars 2006 en fin d'après-midi, a eu le malheur de croiser un individu accompagné de son amie et d'un copain. Là encore, « le regard ne lui a pas plu ». Très énervé, l'individu (de quel type ??) sort un couteau de 22 cm et le pointe sur le ventre du jeune homme. Heureusement, son amie le retiendra, permettant à la victime prendre la fuite. Aujourd'hui encore ce tout jeune majeur est très perturbé, « il ne se sent en sécurité nulle part ». Le prévenu écope de six mois de prison avec sursis.
PITBULL CONTRE OPINEL À LA BOISSONNETTE
Le 24 juin 2006, vers 6 h 30 du matin, dans le quartier de la Boissonnette, un jeune homme de 24 ans joue avec sa chienne, de première catégorie, assimilée pitbull, sans laisse, ni muselière, non stérilisée, qu'il n'a pas le droit de détenir, ayant un casier judiciaire.
Un homme âgé de 65 ans, le regarde. Encore un regard mal placé Le jeune vient au contact. Après des agressions verbales des deux côtés, les choses s'enveniment. L'homme âgé sort un couteau (un Opinel), tandis que le jeune homme incite son chien à attaquer. Au final, le plus ancien s'en sort avec une morsure au mollet et un coup de poing en pleine figure, le plus jeune avec une estafilade au niveau de la hanche.
Le tribunal aura du mal à comprendre dans quel ordre les coups ont été échangés. « En fin de compte, le chien, qui a été euthanasié à cause de l'irresponsabilité de son maître, est le seul à avoir trinqué ». Mme Le procureur a requis contre le jeune Mustapha El Attar, au vu de son casier judiciaire, six mois de prison ferme et trois amendes de 50 euros ; contre son coprévenu trois mois avec sursis. Le tribunal a finalement condamné Mustapha El Attar à six mois de prison et à trois amendes de 50 euros et son coprévenu à un mois de prison avec sursis.
FRANÇOISE SALLE
Le Progrès.fr