Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

Bonjour Cher Camarade !
Tout d’abord, t’es-tu bien remis de ce week-end sympathique passé sur les terres alsaciennes en présence des dirigeants et militants d’Alsace d’abord ? Qu’as-tu pensé de ce congrès et de l’ambiance qui y régnait ?
On se remet toujours plus facilement d’un bon moment, comme ce fut le cas cette fin de semaine dernière en Alsace, que d’un moment difficile. Pour ce qui est du congrès d’Alsace d’abord, ce fut un plaisir d’y assister. Tout d’abord en raison de l’ambiance chaleureuse et constructive qui y régnait et ensuite parce que ce congrès alsacien était le premier auquel j’assistais et ce fut pour moi l’occasion de constater la réalité de l’implantation et la vitalité du mouvement de Robert Spieler.
Pourtant, mon intérêt pour Alsace d’abord ne date pas d’hier. Figurez-vous qu’en 1990, le hasard d’un déplacement en Alsace m’avait amené à accompagner pendant deux jours Jacques Cordonnier, aujourd’hui secrétaire général, lors de la première campagne électorale à laquelle participait ce mouvement naissant. Il s’agissait, je crois, d’une cantonale partielle. C’était artisanal… mais le cœur y était.
Lorsque je vois le congrès de samedi dernier, je ne peux m’empêcher de penser que Robert et Jacques peuvent être fiers du travail qu’ils ont effectués depuis 17 ans…
Pouvons-nous connaître ton parcours politique ? J’ai ouï-dire que tu as été un très vilain garçon qui a fréquenté un mouvement pour le moins infréquentable !
ll ne faut jamais écouter les mauvaises langues… Mon parcours politique, comme tu dis, commence au milieu des années 70 par une révulsion face à l’ambiance gaucho-marxisante qui régnait alors, et qui règne d’ailleurs toujours, dans l’éducation nationale. Afin de « positiver cette révulsion », j’ai alors rejoins le Front de la jeunesse, le mouvement de jeunes nationalistes lié au Parti des forces nouvelles. Le PFN était, de loin, l’organisation politique la plus dynamique au sein de la droite nationale à cette époque. S’en suivirent dix années de combat quasi-quotidien au sein de ce parti pour la noble cause du Peuple et de la Nation...
Lorsque, en 1981, la gauche arriva au pouvoir, avec quelques camarades nous étions persuadés que c’était une aubaine pour le mouvement nationaliste. Entre un gouvernement socialo-communiste dogmatique et une droite gaullo-libérale traumatisée, il était évident pour nous que nous allions enfin nous affirmer comme le seul recours. Nous n’avions pas vraiment tort, mais à un bémol près, et non le moindre : le grand bénéficiaire de cette nouvelle donne ne fut pas le PFN mais Jean-Marie Le Pen qui entamait en 1984 la carrière que l’on sait…
La messe était dite et la raison devait donc l’emporter. Le PFN exsangue de moyens et surtout d’espace politique avait vécu et, à l’appel de Jean-Pierre Stirbois, nous décidions, quelques camarades et moi-même, de rejoindre le Front national.
Cinq années durant, aux côtés de Jean-Pierre au niveau national, et de Georges-Paul Wagner avec qui j’ai créé l’Institut d’histoire et de politique, premier centre de formation du FN qui se transforma par la suite en Institut de formation national, puis de Roland Gaucher à National hebdo, j’ai milité activement au Front national. C’est d’ailleurs à cette époque que je fis la connaissance de Robert et de Chantal Spieler.
Après la disparition tragique de Jean-Pierre Stirbois, en novembre 1988, les choses furent plus différentes. Je n’ai jamais eu des rapports faciles avec Jean-Marie Le Pen - le PFN a sans doute laissé des traces dans sa mémoire -, voilà pourquoi, partant du principe cher à Louis XV que la fidélité en politique ne consiste pas à faire toujours la même chose mais à faire des choses qui vont toujours dans le même sens, j’ai pris mes distances avec le Front pour participer avec mon ami Jean-François Touzé et quelques autres, à la création d’Espace nouveau.
Espace nouveau voulait à la fois se livrer à une analyse critique et être un laboratoire d’idées pour l’avenir. Ce fut loin d’être un échec puisque nombre d’idées et de positionnements imaginés et proposés à cette époque sont aujourd’hui monnaie courante dans le mouvement national ou identitaire, comme le régionalisme pour ne prendre que cet exemple.
S’en suivirent les expériences plus ou moins réussies, mais tellement enrichissantes sur le plan politique, de l’Alliance populaire et du Parti national républicain qui aboutirent, en 1999, au retour de Jean-François Touzé et de la plupart de mes amis au Front national où, en dix ans, beaucoup de choses avaient changé. Pour ma part, je choisissais alors de me retirer de l’engagement direct.
Pourtant, j’ai pu, lors du congrès d’Alsace d’abord, découvrir la revue Synthèse nationale que tu as lancé l’an dernier et que je trouve d’un grand intérêt et d’une grande qualité. Peux-tu m’expliquer les raisons de sa création ?
Le démon de la politique ne te lâche pas comme cela. De plus, il suffit d’écouter chaque jour les informations, ou plutôt la désinformation du système, pour ressentir le besoin de réagir.
Voilà pourquoi, il y a presque un an, avec quelques amis fidèles, nous avons décidé de créer l’association Synthèse nationale, son site www.synthesenationale.com , et cette revue que tu as la bonne idée d’encenser.
Pour ce qui est de l’association, il s’agit pour nous de réunir en son sein aussi bien des personnes qui désirent contribuer à la diffusion de nos idées que des militants dispersés des combats antérieurs qui ne se retrouvent pas forcément aujourd’hui dans les organisations existantes et qui souhaitent participer à nouveau à la défense de notre identité et à l’œuvre de redressement de notre civilisation.
Quant à la revue, celle-ci répond à un besoin au sein du paysage médiatique national de créer des outils de références comme le furent dans le passé Défense de l’Occident de Maurice Bardèche, La Pensée nationale, Item ou, plus récemment, Dualpha de Philippe Randa.
Comptes-tu améliorer le fond ou la forme ou bien es-tu satisfait de la qualité de la revue ?
Rien n’est parfait et tout peut s’améliorer à partir du moment que l’on en a la volonté et qu’on y met les moyens. Je suis persuadé que, au-delà de la présidentielle qui doit mobiliser dans les semaines qui viennent toutes les énergies derrière la candidature de Jean-Marie Le Pen, notre famille d’idées n’échappera pas à une redistribution des cartes. Nous assistons à la fin d’une époque et le paysage politique qui sera celui de l’après présidentielle offrira des possibilités nouvelles au courant national et identitaire.
Nos idées ont vocation à être majoritaires dans notre pays et, au-delà, dans l’Europe entière. Il en va de l’avenir de nos peuples. Soit ceux–ci se réveillent et entament l’indispensable combat de reconquête pour retrouver leur liberté et leur grandeur, soit ils disparaissent et l’Histoire de l’Occident s’arrêtera là. Je crois que la volonté de survivre et de triompher l’emportera. Mais pour cela, il faut que des guides s’imposent. C’est la tâche que doivent se fixer les militants nationalistes et identitaires français et européens.
Si Synthèse nationale réussie à former quelques uns de ces militants, nous n’aurons pas perdu notre temps...
Et comme la tradition le veut : le mot de la fin ?
Les plus belles pages de l’histoire du mouvement nationaliste et identitaire restent à écrire… L’avenir nous appartient.
Merci Roland et à bientôt !