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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Jean-Antoine Morand, le créateur des Brotteaux



Ce grand urbaniste méconnu des Lyonnais d'aujourd'hui, a vécu pour sa ville et a été guillotiné pour elle. Sa famille demande plus de reconnaissance.



Il n'y a pas si longtemps, le pont Morand débouchait sur la place Morand où débutait le cours Morand !

Lyautey et Franklin Roosevelt, ont chassé Morand de sa place et de son cours, ne lui laissant que le pont. Pauvre Morand qui a marqué l'histoire de Lyon en créant le quartier des Brotteaux, et a été guillotiné pour avoir aidé à sauver sa ville !

Son descendant, François Morand constatant que son ancêtre est oublié ou ignoré par les Lyonnais actuels, multiplie les efforts pour rappeler ce que son aïeul a fait pour Lyon. « Morand né à Briançon en 1727, est venu à Lyon à 17 ans étudier la peinture. Après avoir construit avec Soufflot l'architecte à qui on doit le Panthéon, le grand théâtre de Lyon (devenu l'opéra), Morand réalise que Lyon, surpeuplée, étouffe entre Rhône et Fouvière, limitée au Nord par la Croix-Rousse indépendante et au Sud par le confluent qui traversait Ainay à l'époque (la Guillotière n'était qu'un embryon de quartier au pied de l'unique pont du Rhône, et appartenait au Dauphiné). Pour Morand, Lyon ne peut donc s'agrandir que sur la rive gauche du Rhône, sujette à de violentes crues. Il propose en 1764 aux édiles lyonnais son fameux plan circulaire de Lyon qui crée un nouveau quartier très géométrique sur la plaine des Brotteaux.
Cette zone agricole et inondable est occupée par des fermes : Tête d'or, Part Dieu, Bellecombe, etc. dont la plupart appartiennent à l'Hôtel Dieu (aujourd'hui Hospices Civils) ».
Morand parvient à en acquérir une parcelle située entre les actuelles rues Duguesclin, Montgolfier, Garibaldi et Bossuet et y applique son plan donnant au quartier des Brotteaux sa configuration actuelle.


Il contribue à l'urbanisation  des Brotteaux


Pour rattacher ce quartier à Lyon, il faut un pont, il propose d'en construire un en bois, capable de résister aux crues et aux débâcles des glaces. I
l se heurte à un refus et à une farouche opposition des échevins lyonnais qui durera 10 ans, mais grâce à ses appuis parisiens et au roi Louis XV, il obtient enfin l'autorisation de le bâtir. Inauguré en 1775, il résistera plus d'un siècle avant d'être démoli en 1886.



Avec l'Hôtel Dieu, Morand poursuit l'urbanisation des Brotteaux, y construit sa propre maison : La Paisible qui existe toujours (restaurant Orsi), mais la révolution de 1789 en freine l'expansion. En 1793, la Convention de Robespierre et la Terreur règnent à Paris, et Lyon s'y oppose. Le pouvoir parisien envoie son armée pour réprimer la rébellion lyonnaise. Le siège dure plusieurs mois, et la bataille se déroule surtout aux Brotteaux qui sont démolis à 90 %.
Pour empêcher l'armée d'envahir et brûler Lyon, comme elle en avait l'ordre, Précy, le commandant lyonnais, ordonne à Morand de couper son pont, il obéit à contre coeur et en démonte une arche.
Peu après la reddition lyonnaise, Morand est arrêté, jugé et guillotiné le 24 janvier 1794. Quelques décades plus tard, la Guillotière sera rattachée à Lyon en englobant les Brotteaux, et Vitton son maire poursuivra l'oeuvre de Morand selon le plan originel du véritable créateur de ce quartier.

De notre correspondant Gilbert Sterlini





Les souhaits de la famille Morand

« Notre famille qui s'était élevée en vain, auprès du général De Gaulle contre la débaptisation du cours et de la place Morand demande que la mémoire de notre ancêtre soit mieux reconnue. Les Brotteaux auraient dû s'appeler quartier Morand, comme Perrache qui porte le nom de son créateur. Dans son livre Morand et les Brotteaux, écrit en 1998 avec Josette Barre, Paul Feuga signale que les élus du 6e avaient décidé de réhabiliter sa mémoire en posant son buste au début de son ancien cours, mais ceci n'a pas été réalisé. Nous demandons que le parking Lyautey soit rebaptisé : Morand, et qu'une copie de son buste y figure en bonne place. Ceux qui ont enlevé la plaque Lyautey à l'angle de la rue Tronchet pour faire apparaître l'ancienne portant le nom de Morand en seraient ravis. Lyon et les Brotteaux doivent bien à Morand cet hommage posthume. »


Le Progrès.fr
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