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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Camp de Roms : les relogements attendent le financement




L'Alpil envisage plusieurs solutions de relogement pour une partie des familles roms qui campent sur le Carré de Soie. Manquent les financements
(sans moi !!)

Depuis huit mois, des centaines de Roms sont installés sur le terrain Yoplait du Carré de Soie. En janvier, la Préfecture a choisi de ne pas expulser les familles, devenues citoyennes de l'Union européenne. Elle a mandaté l'Alpil (Association lyonnaise pour l'insertion par le logement) pour qu'elle expérimente des solutions pour les personnes présentes alors sur le camp, soit 457 personnes. Les Roms qui sont arrivés après la mise en place ne peuvent pas être concernés par le dispositif.
Les premières familles auraient dû être relogées fin mars. «Faute de décision financière, les relogements n'ont pas encore pu commencer. Il faut des lieux, mais aussi des moyens. On attend des réponses de l'Etat», constate André Gachet, directeur de l'Alpil, qui n'a pas souhaité préciser le montant des sommes à engager.
Quels qu'ils soient, ces relogements resteraient temporaires : six mois maximum. Un délai que les familles devront utiliser pour assurer leur insertion professionnelle en France. «S'ils ne trouvent pas un emploi, il faudra qu'ils choisissent un avenir différent. Il n'est pas question de maintenir ad vitam æternam les subsides de l'aide sociale», affirme M. Gachet.
L'Alpil propose l'hébergement de vingt familles de petite taille en foyers Aralis. A titre expérimental, l'association souhaite également obtenir les moyens d'installer des «mobile homes» sur plusieurs terrains provisoires. «Nous avons l'espoir de finir l'opération avec la prise en compte de tout le monde. Toutes les familles qui sont dans une réelle démarche d'insertion devraient être entendues. En tous cas, on l'espère», note-t-il. Pour les autres, on verra. Quelques familles ont déjà quitté le camp pour rentrer en Roumanie.

Des CV et des formations

Le bureau de l'emploi poursuit sa mission sur le camp. Les Roms ont commencé à rédiger CV et lettres de motivation. Une trentaine d'entre eux sont prêts à se présenter dans les entreprises. Pour les autres, des évaluations de compétences sont en cours, et des stages de «Français langue étrangère» se mettent en place. Les Roms ne peuvent travailler en France que dans sept secteurs bien déterminés, qui manquent de main d'oeuvre. «S'il y a enregistrement d'une formation ou d'un contrat de travail, la Préfecture donnera les titres de séjours adéquats», précise M. Gachet.
Deux promesses d'embauche, dans le secteur agricole et du BTP, ont pour l'instant été déposées à la Direction du Travail. Le chemin vers l'emploi est difficile, voire semé de mauvaises surprises. Ainsi, deux maçons du camp ont été choisis par une petite entreprise pour couler une dalle. En test. Ils ont bel et bien coulé la dalle. Comme il faut. Et gratuitement. L'entreprise ne les a jamais rappelés. Plutôt indélicat



Laurence Loison
lloison@leprogres.fr





L'impatience des riverains

Dans un courrier adressé au Préfet, le comité de quartier de Cusset demande qu'une délégation de riverains soit reçue le 24 avril. Le comité de quartier demande en effet que le terrain soit libéré le plus rapidement possible : «les habitants sont excédés par les désagréments et les difficultés de voisinage».
Le comité évoque notamment l'amoncellement des détritus «à l'intérieur du camp, mais aussi dans les rues du quartier, malgré l'intervention continue des services de propreté», les interpellations pour solliciter de l'argent, les odeurs de fumées suffocantes, «mais aussi les odeurs pestilentielles qui se dégagent des montagnes d'immondices».
«En outre, les riverains voient venir les vacances avec inquiétude. Il ont aujourd'hui peur de partir en vacances cet été et de laisser leur maison sans surveillance à proximité de ce camp», note le courrier.
Le comité de quartier estime la situation «navrante, inacceptable et dangereuse. Elle doit évoluer très rapidement. Pour les habitants qui doivent pouvoir retrouver une vie de quartier normale immédiatement : par une présence policière permanente qui assure la sécurité au voisinage du camp et au plus tard en juin, selon vos engagements, par la libération complète du camp.
Pour les familles roms, qui doivent pouvoir être prises en charge d'une manière décente et digne. C'est de la responsabilité de l'Etat de donner à ces familles un lieu d'accueil».


L. L.

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