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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Assises : dix-huit ans de réclusion pour le meurtrier de Nicolas



La cour d'assises de l'Ain a confirmé en appel la peine prononcée par la cour d'assises du Rhône pour un meurtre à Vénissieux en 2003. Elle a écarté la thèse des « coups mortels » avancée par la défense

Meurtre ou coups mortels ? C'était tout l'enjeu du procès en appel de Medhi Essayari devant la cour d'assises de l'Ain. Ce garçon était âgé de 19 ans quand il avait tranché la carotide de Nicolas Bertrand-Quillaz, un garçon d'à peine 20 ans, le 18 mai 2003 dans la cité des Acacias à Vénissieux (« Le Progrès » du 26 avril). En mars 2006, la cour d'assises du Rhône l'avait condamné à dix-huit ans de réclusion en qualifiant les faits d'homicide volontaire.
« Je ne voulais pas sa mort, c'était un geste de panique, j'ai eu peur pour mon copain » avait expliqué mercredi Essayari à l'ouverture de ce nouveau procès. Une thèse farouchement défendue hier par son avocat. Me Scrève a évoqué « un garçon sans tache, sans histoires, sans passé délinquant ou violent, dont l'acte a été aux antipodes de ce qu'il a été pendant dix-neuf ans ».
Pourquoi le jeune homme s'était-t-il emparé d'un couteau à pain en partant avec un copain demander des « explications » aux jeunes qui faisaient du tapage au pied de l'immeuble et dont l'un avait proféré une insulte ? « C'est une attitude irrationnelle » a expliqué l'avocat.
La suite ne serait qu'un enchaînement de circonstances : une brève altercation dans la pénombre, la victime qui cogne une poubelle, et Essayari qui porte un coup fatal à la carotide. « Mais dans les minutes suivantes, c'est lui qui appelle les pompiers affolé, en leur demandant de venir très vite, que la victime va mourir ».
L'avocat général Ponsard ne voyait, lui, que l'intention homicide : ce couteau dissimulé donc « qui ne pouvait être une arme de dissuasion », l'absence de violences au moment de l'altercation qui excluait une quelconque « peur » de l'accusé, et surtout « la précision diabolique du coup sur un endroit vital », dans un silence de mort.

« La banalité du mal »

« Il a frappé avant même que ça dégénère c'est bien un homicide volontaire » constatait le magistrat. Une certaine violence latente dans le quartier, les antagonismes entre les Acacias et la résidence de Préssensé d'où venait la victime, une notion de territoire, l'avocat général s'est longuement interrogé sur l'influence de ce contexte avant de requérir « une peine pas inférieure à dix-huit ans ».

L'attitude de l'accusé à l'audience n'a pas servi sa cause. Les avocats des parties civiles, Me Grataloup, Leyval-Granger et Mudry, ont regretté, tour à tour, l'attitude d'un garçon plus enclin à se désoler sur « sa » vie qui a basculé que sur celle de sa victime et de sa famille, littéralement brisée par le drame. « Que vouliez-vous que je fasse ? » avait lâché mercredi Essayari sur un ton fataliste.
« Il incarne à sa manière la banalité du mal » a tranché Me Mudry.




Frédéric Boudouresque

Le Progrès.fr
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