L'agence constate que de nombreux pays n'ont pas accès à sa base internationale de données
« Les pays qui ne donnent pas à leurs agents chargés des contrôles aux frontières l'accès à la base de données d'Interpol sur les documents de voyage volés et perdus (STLD) exposent leurs citoyens à un grave danger. L'utilisation par les terroristes de documents de voyage volés constitue en effet une faille majeure des dispositifs de sécurité au niveau mondial » a déclaré, il y a quelques jours, le secrétaire général d'Interpol, Ronald K. Noble, devant la sous-commission judiciaire du Sénat des États-Unis sur le terrorisme, la technologie et la sécurité intérieure.
De nombreux pays dans le monde n'ont pas accès à cette base créée en 2002, qui contient des informations communiquées par 123 pays sur plus de 14 millions de documents de voyage perdus ou volés, dont près de sept millions de passeports. Cette base a déjà permis de démasquer plus de 5 000 personnes essayant d'entrer illégalement dans des pays en utilisant des documents signalés perdus ou volés.
La technologie Interpol permet n'importe où dans le monde d'effectuer instantanément des vérifications dans la base SLTD. Ainsi en janvier 2007, au Mexique, un agent chargé des contrôles aux frontières à l'aéroport de Monterrey a intercepté 11 personnes voyageant avec des passeports chypriotes et polonais. Il s'agissait, en réalité, d'Irakiens ayant transité par la Turquie, la Grèce et l'Espagne dans le but de pénétrer aux États-Unis soi-disant pour y demander asile, huit d'entre eux voyageaient avec des passeports appartenant à une série de 850 passeports volés vierges à Chypre en 2003.
« Nous nous demandons pourquoi les gouvernements se contentent-ils de compter sur la chance pour protéger leurs frontières c'est-à-dire, en définitive, leurs citoyens ? » s'est interrogé le secrétaire général d'Interpol.
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