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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Assises du Rhône: mort pour une cendre de cigarette




Insulté pour avoir laissé tomber de la cendre sur le sol de l'appartement de son copain, un jeune cuisinier a donné un coup de poing mortel à la tempe de la victime.


Un véritable gâchis. Deux jeunes Lyonnais. L'un au cimetière l'autre dans le box de la cour d'assises. Une bande de copains aussi qui a éclaté et se souvient de cette année 2003 comme d'une période qu'on cherche à oublier.
Ce 30 avril, en milieu d'après-midi on se retrouve entre amis comme on a l'habitude chez Jean-Charles Gibeaud à Villeurbanne pour refaire le monde autour d'une tasse de café et d'un joint qui tourne de lèvres en lèvres. Il y a là Aurélie et Anaïs, toutes deux étudiantes, Flavien qui rêve déjà d'élevage de chevaux et « Kassem ». Belkacem Benbtka connaît Jean-Charles depuis deux ans. Ils s'apprécient d'autant plus qu'ils sont tous deux cuistots. Deux itinéraires parallèles avec des passages sur les pianos de tables connues après avoir été «labellisés» par le réputé lycée Rabelais à Dardilly. Deux gosses de 20 ans qui sourient à la vie. Et soudain c'est le drame, comme un éclair dans un ciel d'été. Benbatka laisse tomber la cendre de sa cigarette sur le linoléum. Jean-Charles s'en agace et lui demande de ramasser. Le ton monte aussi bêtement que la volute du mégot qui finit de se consumer et les deux potes se dressent sur leurs ergots comme des petits coqs. Soudain le poing de « Kassem » part. Un coup « appuyé » de son propre aveu qui frappe à la tempe et qui s'avérera fatal.

Comparution libre


Les ados affolés par la situation appellent les pompiers et quittent les lieux avant l'arrivée de la police. Petite lâcheté de jeunesse. Il faudra pourtant plus d'une semaine alors que la mort de Jean-Charles était connue pour que Belkacem, se sachant recherché, se manifeste à la police. « Je voulais le faire, dit-il en pleurant, mais je voulais réfléchir pour l'annoncer à mes parents. J'étais un peu perdu ».
Aujourd'hui, ce garçon est face à ses responsabilités et à une accusation de coups mortels. « C'était une dispute banale. Je n'ai pas jamais été bagarreur mais les conséquences sont là, terribles ». Terribles en effet pour un père et une soeur qui sont venus avec dignité chercher à comprendre. Quatre ans après les faits pour lesquels « Kassem » n'aura pas fait de détention préventive. « Kassem » qui, après une adolescence un peu difficile, avait trouvé sa voie dans la restauration (chasser le naturel, il revient au galop ??). Jean-Charles voulait partir quelques mois parfaire ses connaissances culinaires en Italie et oublier une récente déconvenue sentimentale. Reprise des débats ce matin.


MICHEL GIROD


Le Progrès.fr
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B
Ces gens doivent être tenus à l'écart en toute circonstance, c\\\'est tout, c'est simple.Il n'y en a pas un seul qui approche de ma famille.
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