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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Cocaïne et cannabis : un trafic à trois branches


Tribunal correctionnel de Saint-Etienne. Procès fleuve depuis mardi dernier : 28 personnes poursuivies, dont six détenues, pour trafic de stupéfiants dans l'agglomération stéphanoise, Montbrison et l'Ondaine Trois Stéphanois encourent de lourdes peines de prison

Tout est parti d'un témoin assistant à la livraison d'un colis brunâtre sur le parking du MacDo à Sorbiers. Alertés, les gendarmes surveillaient la zone où s'opéraient des ventes conséquentes et illicites de cannabis.
Suivaient les surveillances, filatures, les premières mises sur écoute des mobiles. Il s'avérait que le revendeur faisait quelques voyages aux Pays-Bas. A l'aune des heures de conversations téléphoniques, la gendarmerie mettait à jour une liste abondante de clients consommateurs, mais aussi de fournisseurs. Et, déroulant la pelote, ils quittaient vite Sorbiers et La Talaudière pour mettre à jour un marché aux stupéfiants - surtout cocaïne et cannabis - irriguant toute l'agglomération stéphanoise, jusqu'au Chambon-Feugerolles et Montbrison. En deux vagues, avril et juillet 2006, 28 personnes étaient interpellées.

240 euros par jour

Un an après, les prévenus ont franchi hier le portique de la cour d'assises, transformée en salle correctionnelle.
Nombre d'entre eux, toxicomanes à l'époque, sous constante pression financière (l'un d'eux a dit que sa consommation en cocaïne lui coûtait 240 euros par jour !) ont laissé pas mal d'illusions dans ces affaires. Leur santé aussi.
Ils sont poursuivis, à des degrés d'implication divers dans un dossier à trois branches dont les deux plus flagrantes avaient pour bases arrières stéphanoises un appartement rue Neyron et une épicerie (arabe ??) de quartier à La Cotonne.
Dans le premier prospérait un trafic de cannabis, mais surtout de cocaïne. Pour le second, c'était le cannabis. Il faut ajouter une sous-branche dans laquelle un dealer de 19 ans avait pris pour habitude de trouver ses clients aux terrasses des cafés du vieux Saint-Étienne.

Un ex-joueur de foot

Présentés comme étant au sommet de la pyramide, trois Stéphanois encourent de lourdes peines de prison car on parle ici d'une cession de près d'1,5 kg de cocaïne pour l'un et de dizaines de kilos de cannabis pour les deux autres. Et les quantités s'envolent lorsqu'on fait le compte des reventes réalisées par quelques « lieutenants » (et une « lieutenante »).
Les quantités que la défense a commencé à minimiser, tout en contestant tout enrichissement, comme l'a déjà fait Abderrahmane, 39 ans, principal mis en cause pour la « coke » : « Il fallait que je vende pour payer ma marchandise. J'étais obligé ».
Cette phrase de ce brillant footballeur des années quatre-vingt dix, puis entraîneur de club, englué dans la drogue sera, sans nul doute, développée par son avocat.
Réquisitions aujourd'hui, plaidoiries de la défense demain. Le jugement sera mis en délibéré.


Alain Colombet
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