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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Clearstream: l'hypothèse d'une manipulation politique relancée



2007-07-07 18:33:48
PARIS (AFP)
© AFP
Henri Pons et Jean-Marie d'Huy à l'issue de la perquisition qu'ils ont effectuée le 6 juillet 2007 à Paris au bureau de Dominique de Villepin
Henri Pons et Jean-Marie d'Huy à l'issue de la perquisition qu'ils ont effectuée le 6 juillet 2007 à Paris au bureau de Dominique de Villepin

Les perquisitions menées par les juges en charge de l'affaire Clearstream au domicile et dans un bureau de Dominique de Villepin ont relancé l'hypothèse d'une manipulation politique au plus haut niveau qui pourrait conduire à la mise en examen de l'ancien Premier ministre.

Dominique de Villepin a-t-il été l'instigateur ou le complice d'une manipulation politique qui aurait eu pour but de déstabiliser son rival dans la course à l'Elysée, l'actuel président de la République, Nicolas Sarkozy ?

Les notes inédites du général Rondot, récemment mises au jour par une expertise judiciaire de l'ordinateur de cet ex-conseiller au ministère de la Défense, le suggèrent même si elles ne constituent pas des preuves directes de l'implication de l'ancien Premier ministre.

Selon ces notes, M. de Villepin aurait poussé Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS, à dénoncer à la justice des personnalités, dont l'ex-ministre de l'Intérieur, faussement accusées de détenir des comptes occultes. L'objectif premier de cette manoeuvre aurait été de "balancer Nicolas Sarkozy", selon des propos prêtés à Imad Lahoud, autre personnage clef du dossier.

© AFP
Dominique de Villepin à la sortie de son bureau à Paris perquisitionné le 6 juillet 2007 dans le cadre de l'affaire Clearstream
Dominique de Villepin à la sortie de son bureau à Paris perquisitionné le 6 juillet 2007 dans le cadre de l'affaire Clearstream

A la recherche de preuves, les juges financiers Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont perquisitionné jeudi et vendredi au domicile et dans un bureau de Dominique de Villepin, emportant de nombreux documents.

Mais, même si ces scellés n'apportaient rien de neuf, les juges sont déjà en situation de poursuivre l'ex-chef du gouvernement, la présence "d'indices graves ou concordant" étant, selon la loi, suffisante pour justifier une mise en examen.

"A aucun moment je n'ai demandé à qui que ce soit d'enquêter sur des personnalités politiques, encore moins de les compromettre", a affirmé samedi à l'Est Républicain l'ex-Premier ministre.

"Je démens formellement avoir pris quelque initiative que ce soit, ni en direction du juge van Ruymbeke, ni en faveur d'Imad Lahoud, que je n'ai jamais rencontré", a-t-il ajouté.

Depuis près de trois ans, les juges tentent de découvrir les motivations des auteurs et des éventuels commanditaires de cette manipulation.

En mai et juin 2004, le juge Renaud Van Ruymbeke avait reçu des lettres anonymes et des listing bancaires accusant faussement des personnalités, dont Nicolas Sarkozy, de détenir des comptes occultes chez Clearstream, un organisme financier par lequel aurait, selon ces courriers, transité les pots-de-vin de la vente de frégates à Taiwan en 1991.

Dès le début de l'affaire, Nicolas Sarkozy a donné un tour politique au dossier en accusant à mots couverts l'entourage de M. de Villepin d'être à l'origine de cette manipulation.

© AFP
Imad Lahoud, le 6 juillet 2007 à Paris
Imad Lahoud, le 6 juillet 2007 à Paris

Sa constitution de partie civile début 2006 a véritablement lancé l'enquête judiciaire.

La publication en mai 2006 dans le Monde de premières notes du général Rondot, saisies par les juges, suggérait déjà une implication de Dominique de Villepin et de Jacques Chirac: "Si nous apparaissons, le PR (président) et moi, nous sautons", aurait notamment dit M. de Villepin au général.

Entendu comme témoin par les juges en décembre 2006, le Premier ministre avait contesté avoir ordonné à Rondot d'enquêter sur Nicolas Sarkozy.

Quatre personnes, considérées comme des artisans plus ou moins volontaires de cette manipulation, ont déjà été mises en examen dans ce dossier: Jean-Louis Gergorin, qui a reconnu être l'auteur des courriers anonymes de dénonciation, Imad Lahoud, ex-directeur scientifique d'EADS, soupçonné - ce qu'il a toujours nié - d'avoir été le "falsificateur" des listings comptables accompagnant les lettres de dénonciation, l'informaticien Florian Bourges et le journaliste Denis Robert qui ont été en possession des vrais listings de Clearstream détournés par les manipulateurs.

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