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L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, mis en examen vendredi, notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse", par les juges de l'affaire Clearstream doit être réentendu en septembre par ces magistrats, a indiqué dimanche à l'AFP l'un de ses avocats.
"Les juges Jean-Marie Pons et Henri d'Huy nous ont dit vendredi qu'ils comptaient réentendre M. de Villepin en septembre", a expliqué Me Luc Brossollet en précisant ignorer la date exacte de cette convocation.
M. de Villepin a été mis en examen vendredi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance et complicité d'usage de faux".
Il est soupçonné d'avoir participé à une conspiration en 2004 visant à déstabiliser l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, partie civile dans ce dossier.
Les juges ont assorti sa mise en examen d'un contrôle judiciaire interdisant à M. de Villepin de rencontrer les principaux protagonistes du dossier, dont Jacques Chirac, et du versement d'une caution de 200.000 euros.
Les avocats de M. de Villepin ont fait appel des mesures de contrôle judiciaire devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, en visant particulièrement le versement des 200.000 euros.
M. de Villepin est resté vendredi moins d'une heure au pôle financier, refusant de répondre aux questions de Jean-Marie d'Huy et Henri Pons dans l'attente de "prendre connaissance du dossier".
A sa sortie, il a affirmé qu'"à aucun moment", il n'avait "demandé d'enquête sur des personnalités politiques", ni "participé à une quelconque manoeuvre", ayant agi "pour faire face à des menaces internationales" et de nature "économique". "C'est strictement dans ce cadre que j'ai agi, c'était mon devoir comme ministre", a-t-il dit.
Le fait que M. de Villepin dise avoir agi en tant que ministre est d'importance car seule la Cour de justice de la République (CJR) peut juger les anciens ministres pour des faits commis dans le cadre de leurs fonctions.
Interrogés vendredi sur leur intention de contester la compétence des juges devant la cour d'appel, les avocats de M. de Villepin avaient déclaré à la presse que la question n'était pas "facile à trancher" et que la décision serait "prise au regard des éléments du dossier".