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| La troïka internationale sur le Kosovo a conclu hier soir des entretiens séparés d'une journée avec les Kosovars albanais, puis les Serbes mais aucune percée n'a été enregistrée sur le futur statut de la province serbe |
| Faute de « percée, on avance pas-à-pas », a commenté en substance Alexandre Botsan-Khartchenko, hier à l'issue d'une nouvelle journée de négociations à Vienne (Autriche) sur le futur statut du Kosovo. Actuellement sous supervision internationale, cette province de Serbie est peuplée à 90 % d'Albanais. Et Moscou, allié de Belgrade, a rejeté au Conseil de sécurité un plan du représentant des Nations unies prévoyant l'indépendance. Le 1er août, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, a donc proposé 120 jours de négociations supplémentaires pour tenter de parvenir à une solution consensuelle d'ici au 10 décembre. Les discussions sont menées par la troïka, qui regroupe l'Allemand Wolfgang Ischinger - représentant de l'Union européenne (UE) -, l'Américain Frank Wisner et le Russe Alexandre Botsan-Khartchenko. Hier, la troïka a souligné qu'elle ne ferait pas de nouvelles propositions mais accepterait toute solution qui aurait l'agrément à la fois de Belgrade et Pristina. Les deux réunions menées séparément entre les deux parties au ministère autrichien des Affaires étrangères ont été « amicales et constructives » et ces dernières s'engagent à éviter toute « action ou déclaration provocatrice » ou toute violence, a déclaré Ischinger, le représentant de l'UE dans la troïka. La troïka et les délégations de Belgrade et de Pristina sont convenues de se retrouver « mi-septembre », puis en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. A la mi-journée, la délégation de Pristina s'était déclarée soulagée que la troïka ait refusé une partition de la province au profit de la minorité serbe - une idée que la majorité albanaise refuse absolument, mais qu'ont évoquée mardi dernier les Pays-Bas. « Si les deux parties sont d'accord, et si c'est une solution qui peut fonctionner, alors je peux accepter la division, mais uniquement sous le contrôle des Nations unies », avait déclaré à Belgrade le ministre néerlandais des Affaires étrangères évoquant un sujet jusqu'ici tabou. Soulagés de l'engagement de la troïka sur l'intégrité territoriale, les Kosovars tablent sur une indépendance. De son côté, Belgrade en reste au refus de l'indépendance mais propose une très large autonomie à la province. |