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De son côté, la SNCF a publié un nouveau communiqué. Elle a "démenti formellement tout chiffre de suppressions d'emplois" en précisant que "tout projet d'évolution se décide dans le cadre du dialogue social du groupe". "Un calendrier (...) avec les partenaires est déjà établi", précise le document.
UNE PERTE DE 102 MILLIONS D'EUROS AU PREMIER SEMESTRE 2007
La réduction des effectifs de cette branche d'activité résulte de la restructuration du fret, décidée en juin. A compter du 30 novembre prochain, 262 gares n'assureront plus le chargement et le déchargement des wagons de marchandises "isolés". D'après la direction, cette activité représente moins de 5 % de l'activité globale. Ce trafic de wagon isolé sera reporté vers de grandes plates-formes de tri mieux équipées. A cette occasion, Olivier Marembaud avait confirmé la tenue de négociations en octobre, et avait annoncé qu'il y aurait "certainement des réductions d'emplois", sans donner de chiffres ni de calendrier.
La CGT avait répondu que "les nouvelles suppressions d'emplois, les fermetures de gares, de triages, les abandons de dessertes annoncées [allaient] entraîner l'activité fret SNCF dans la spirale du déclin".
La situation financière de la branche Fret SNCF s'est améliorée mais reste déficitaire avec une perte ramenée au premier semestre 2007 à 102 millions d'euros contre 140 un an plus tôt et un chiffre d'affaires en hausse de 3 %. "Fret SNCF a été malade, il faut qu'il restaure sa santé et en même temps il faut penser à grandir" a déclaré Olivier Marembaud à l'issue de la conférence de presse. Avec pour objectif devenir un "acteur européen majeur" du transport et de la logistique, par le biais d'alliances ou d'achats dans un marché du fret ferroviaire en progression de 6 % au premier semestre 2007.