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Le directeur de l'usine conteste
La Sécurité sociale vient de reconnaître le stress comme maladie du travail. Une décision survenue après la mort d'un chef d'équipe de l'usine de pneumatiques Continental de Clairvoix, dans l'Oise. L'homme, âgé de 52 ans, a été terrassé sur son lieu de travail par un infarctus du myocarde que la Sécurité sociale estime dû au "stress chronique". Mais pour Thierry Wippf, le directeur de l'usine, "il n'y avait pas de stress avéré (...). Le service médical (de l'usine) n'a pas dit que (le salarié décédé) devait avoir un quelconque changement de poste".
L'accident est survenu en début d'année, mais c'est au terme d'une enquête que la décision est tombée. Selon la CFDT, ces investigations ont été provoquées par le refus de la direction de l'entreprise de "considérer le décès en accident du travail", ce qui a conduit la sécurité sociale à conclure à un "refus de prise en charge".
Le syndicat explique avoir "à plusieurs reprises mis en garde la direction de Continental sur la pression qu'elle exerce sur l'ensemble des salariés de l'entreprise". "On nous demande de faire toujours mieux", explique Philippe Biernacki, élu CFDT à l'usine Continental.