Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag
Gorge nouée aussi en voyant, sur les écrans de télévision, ces femmes, ces enfants, ces vieillards fuyant devant les flammes qui s’emparaient de leur maison, tandis que les hommes essayaient, en une lutte rageuse mais dérisoire, d’éteindre le fléau avec des branches d’arbres.
Gorge nouée en constatant que la Communauté Européenne, qui aurait dû mobiliser immédiatement tous les moyens disponibles, dans tous les Etats européens, pour intervenir massivement, a fait une fois de plus la démonstration de sa carence, de son impuissance, de son inutilité (tout au moins quand il s’agit de défendre les vrais intérêts, les intérêts vitaux des Européens). Tous ces Grecs à qui on a chanté les vertus de l’Union Européenne doivent avoir aujourd’hui un goût de fiel dans la bouche.
Nous, qui considérons la Grèce comme une mère de notre culture (même si nous savons que la Celtie est, elle aussi, notre mère), avons au cœur la haine de ceux qui auraient dû faire et n’ont rien fait. Et ne ferons rien, en tout cas rien d’efficace, contre les responsables de cette catastrophe, déclenchée pour des raisons mercantiles puisque chacun sait que ces incendies ont été provoqués volontairement (on a pu voir, à la télévision, les images d’une vidéo tournée par un amateur et révélant la silhouette d’incendiaires en train d’accomplir leur sinistre besogne). Si des incendiaires sont pris, il y aura bien le lot habituel d’avocats, de juges et de psychiatres pour assurer que ces criminels sont mentalement irresponsables et doivent donc être traités comme des malades, et rien d’autre. Alors qu’un incendiaire, comme tout autre grand criminel, doit être mis hors d’état de nuire. Définitivement. Cela s’appelle la peine de mort. Le bon sens populaire le sait bien. En Grèce, comme cela a pu arriver, semble-t-il, au Portugal, il n’est pas impossible que des villageois qui ont tout perdu, y compris des proches et qui auraient l’occasion de s’emparer, les premiers, d’incendiaires, fassent en sorte que ceux-ci aient « un accident ».
La tragédie qu’a vécue la Grèce a fourni l’occasion de constater, une fois de plus, l’état de pourriture des media. Exemple emblématique. Dans son numéro du 30 août, Paris-Match consacre sa couverture et six pages abondamment illustrées à Claire Chazal, en vacances en Corse. Le sujet est évidemment d’importance capitale. Sans pudeur – ce n’est pas le genre de ces gens-là – Christian de Villeneuve, directeur général des rédactions de Lagardère Active, à la tête de Paris-Match depuis janvier, justifie ce choix : Claire Chazal « fait vendre ». Argument imparable dans la tête de ce marchand de papier. Et la Grèce ? C’est moins vendable… Villeneuve explique : « En général, les drames ne font pas vendre, surtout quand ils ont lieu à l’étranger » (Le Monde, 2 septembre) . Ce personnage a pour lui la loi du fric, qui régente toute la société « française ». Depuis janvier huit sur dix des couvertures de l’hebdomadaire qu’il dirige ont été consacrées à des « people » (terme désormais consacré pour désigner les histrions du spectacle, du sport, des snobismes en tous genres proposés à l’admiration des foules). Les ventes ont augmenté de 14,5 %. CQFD. Si vous voulez plaire aux crétins donnez-leur des crétineries. Tout simple, non ?