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Certaines opérations coûtent moins cher à réaliser par Internet (virement vers un compte tiers, opposition sur chèque...).
La « zone euro » est composée des 12 pays de l'Union qui ont adopté l'euro à ce jour (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Finlande, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal).
Les prix des services bancaires de base pratiqués en France sont en moyenne de 79 €/an pour un client actif (Étude réalisée par Capgemini, ING). Proches de la moyenne mondiale (77 €), ils restent supérieurs à ceux de la zone euro (72 €).
C'est le paradoxe du compte bancaire : il faut payer pour s'en servir ! Et le nombre des produits facturés ne cesse d'augmenter : virements, retraits d'argent effectués aux distributeurs d'une autre banque que la sienne, prélèvements automatiques, tenue de compte dormant..., et même, dans certains établissements, les règlements par chèque. En outre, connaître exactement le coût de ces services n'est pas aisé, même si les banques se sont engagées à plus transparence dans leurs tarifs : ceux-ci varient non seulement d'une enseigne à l'autre mais aussi à l'intérieur d'un même réseau pour les banques mutualistes.

Moyen de paiement le plus pratique, c'est aussi, aujourd'hui le plus utilisé puisque 9 Français sur 10 en possèdent une. Il en existe pour tous les goûts et les besoins : carte de retrait, de paiement, à débit immédiat ou différé, nationale ou internationale... La vraie question n'est pas de savoir quelle est la plus intéressante mais celle qui présente un réel intérêt pratique et financier pour vous.
Cerner ses besoins. Avec une carte bancaire, il est possible de régler ses achats chez les commerçants, sur Internet, par téléphone ; on peut aussi retirer de l'argent aux DAB (distributeurs automatiques de billets). Ce sont les services de base. Ensuite, tout dépend :
- de votre mode de vie : si vous voyagez régulièrement à l'étranger, privilégiez les cartes internationales. Dans la zone euro, les paiements avec votre carte bancaire internationale sont tarifés comme en France ; si votre banque facture les retraits dans les distributeurs (sauf les siens) dans l'Hexagone, elle le fera aussi dans ces pays ;
- et de vos habitudes d'achat : la carte à débit différé offre un petit « crédit » sans frais de quelques semaines tandis que la carte « anti-découvert » limite, en France comme à l'étranger, chaque retrait ou paiement dans la limite du solde disponible du compte.
Des petits « plus ». La carte bancaire ne sert pas uniquement à régler ses achats ou à retirer de l'argent. Elle offre des tas de petits services :
- voyages : les cartes internationales comportent de multiples garanties en cas de problèmes survenant à l'étranger (prise en charge de la famille d'un rapatriement médical ; remboursement des frais médicaux sous certaines conditions, assistance juridique avec avance plafonnée des frais d'avocat...) ; les cartes haut de gamme (Premier, Gold...) couvrent, en plus, certains événements (annulation ou interruption du voyage, retard avion/bagages), garanties en cas de location de voiture...
- achats : certaines cartes Visa classiques garantissent, avec des conditions variables selon les réseaux, le vol ou la détérioration de biens payés avec une carte bancaire ; le service « e-carte » lié à une carte Visa ou Visa Premier permet, moyennant un abonnement annuel de 10 € environ, de régler ses achats sur Internet sans dévoiler son numéro de carte.
Quel coût ? D'une banque à l'autre le coût du carte peut varier du simple au quintuple ! Chez les banques nationales (HSBC, la Banque Postale, la Société Générale, la BNP Paribas, LCL), la cotisation annuelle oscille par exemple de 33 € pour le premier prix d'une carte internationale à débit immédiat à 128 € pour la carte Visa Premier.

Il y a deux moyens de se procurer des espèces : aux DAB et aux guichets des banques. Or, de plus en plus de banques facturent le droit de récupérer son argent !
Au guichet. Le retrait d'argent liquide au guichet d'une banque autre que la sienne peut engendrer des frais. Par exemple, il faut compter 5 € pour un retrait d'argent au guichet d'une agence concurrente du groupe BNP Paribas et 6 € pour les clients qui font des infidélités à la Banque Postale.
Au DAB. Certaines banques font payer le retrait d'espèces dans les DAB ne leur appartenant pas. Ainsi, d'après une enquête réalisée par le site www.testepourvous.com, les grandes banques nationales (à l'exception de La Banque Postale) et la plupart des réseaux mutualistes (à l'exception des Caisses d'Épargne) prélèvent autour de 1 € par retrait au-delà de 3 ou 4 retraits gratuits en moyenne par mois.
De nombreux prestataires (EDF, impôts, téléphone...) proposent le règlement de leurs factures par prélèvement, virement ou TIP plutôt que par chèque.
Prélèvement... C'est très simple : il suffit de remplir et signer un formulaire d'autorisation de prélèvement et de l'envoyer à l'organisme créancier (+ voir IP 631, p. 12). La seule contrainte est de s'assurer que son compte est suffisamment approvisionné à la date prévue de prélèvement (les rejets pour absence de provision donnent lieu à des frais bancaires qui peuvent être très élevés).
Si la gratuité de ce service est la règle dans la plupart des réseaux, ce n'est pas le cas dans les réseaux mutualistes comptant parfois seulement la mise en place de l'autorisation de prélèvement, parfois l'acte de prélèvement lui-même, parfois les deux. La plupart, toutefois, conservent la gratuité pour ce qui relève des services publics (impôts, EDF, Gaz de France...).
... ou TIP ? Le titre interbancaire de paiement (TIP) est conseillé si le montant de la facture varie d'une fois sur l'autre. Il permet de rester maître de ses règlements puisque rien n'oblige, le mois suivant, à l'utiliser. En effet, l'organisme bénéficiaire ne peut s'en servir qu'une seule fois pour le montant et la date indiqués dessus. Pour régler la facture suivante, le client devra renvoyer un nouveau TIP daté et signé. Avantages : en cas de désaccord, il permet une contestation « a priori » et, en cas de vol, il ne peut être utilisé.
Virements. Ils sont de deux types :
occasionnels : effectués au guichet, ils peuvent servir à renflouer ponctuellement son compte courant à partir de ses comptes épargne ou régler un achat isolé. Si les virements internes entre plusieurs comptes appartenant au même client sont généralement gratuits, ceux à destination du compte d'un tiers sont facturés en moyenne 3,50 € par virement ;
permanents : ils peuvent être facturés soit lors de la mise en place (7,50 € en moyenne), soit à l'unité (1,16 € en moyenne), voire les deux... (il est souvent possible d'être exonéré de ces frais dès lors que ces opérations sont faites via Internet).

C'est le grand dada des banques : vendre avec le compte ou, plus souvent, avec la carte bancaire un bouquet de produits et/ou de services : moyennant un abonnement annuel, le client bénéficie de la gratuité de certains frais (opposition, assurance perte/vol des moyens de paiement, chèques de banque, franchise d'agios quelques jours par mois) le tout assorti, la plupart du temps, d'un service de banque en ligne... Soit-disant vendus pour vous faire faire des économies, ces packages sont souvent peu rentables en raison d'une utilisation très ponctuelle !
Liberté de choix. Les banques doivent permettre à leurs clients de souscrire séparément chacun des produits et services inclus dans le « package ». Elles ont, par ailleurs, l'obligation de leur communiquer le tarif.
Moins cher mais... Le forfait coûte environ 20 à 30 % moins cher que l'ensemble des opérations tarifées au détail. Toutefois, certains packages comportent des services qu'un client n'a presque aucune chance d'utiliser chaque année : plus d'un chèque de banque ou d'une opposition sur carte bancaire par an, c'est trop ! Aussi, avant de souscrire à un « package », il convient de bien identifier ses besoins bancaires et vérifier la réelle utilité des services proposés en se posant un certain nombre de questions : de quels services ai-je besoin ? Sont-ils inclus dans le « package » ? Combien coûtent-ils hors « package » ? Combien me revient le « package » par an... Comparez le résultat obtenu au coût du package proposé et vous saurez qui, de la banque ou de vous est gagnant.
La philosophie bien comprise des banques est de gagner de l'argent avec vos économies ! Et elles savent y faire ! Au fil des années, la gestion des chèques étant devenue trop onéreuse, les banques ont fait, dans un bel unisson, une promotion forcenée de la carte bancaire. Avec succès puisqu'aujourd'hui 51,2 millions de cartes sont en circulation. Le « tout payant » devient la règle, y compris pour un service aussi élémentaire que le retrait d'espèces...
Prix libres
À de rares exceptions près (comme les frais liés au rejet de chèque, plafonnés à 30 € pour les chèques de moins de 50 €), les tarifs bancaires sont libres.
Toutefois, en cas de modification de ses tarifs, la banque a l'obligation d'informer par écrit ses clients 3 mois avant application de la hausse. Ceux-ci disposent d'un délai de 2 mois pour contester par écrit ; s'ils décident de clôturer leur compte, aucuns frais ne pourront être facturés (c. mon. art. L. 312-1-1).