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| Selon l'association, ce « surplus » auraient dû être reversés aux assurés au titre de la participation aux bénéfices prévue par la loi. |
| 4,5 milliards d'euros, c'est, selon l'UFC-Que Choisir, la somme que les établissements pratiquant le crédit à la consommation aurait capté en 10 ans de bénéfices dégagés par les contrats d'assurance liés aux prêts, aux dépens de leurs clients. L'UFC-Que Choisir dénonce le fonctionnement des contrats d'assurance collective couvrant le décès, l'incapacité et l'invalidité, qui sont souscrits pour environ un tiers des prêts à la consommation contractés auprès de banques ou d'établissements spécialisés. « Manifestement, le taux de l'assurance (de 2,40 % à 5,40 % annuel pour les crédits « revolving »), très élevé, est complètement déconnecté des risques », affirme l'association. Elle a calculé que 70 % du montant des primes versées au titre de cette assurance sont du « surplus ou des bénéfices nets ». Or, pour ces assurances, comme pour celles adossées aux crédits immobiliers, « la loi prévoit le reversement des bénéfices aux assurés », explique l'association. Un point que contestent les assureurs. Ce « scandale financier », selon l'association de défense des consommateurs, concerne près trois millions de ménages et fait écho à celui dévoilé également par l'UFC-Que Choisir en mai, qui concernait l'assurance des prêts immobiliers et portait sur 11,5 milliards d'euros. L'association va demander l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire et se joindre à l'action en justice d'un consommateur qui assigne l'assureur CNP Prévoyance et l'établissement de crédit Cofidis. Elle a aussi adressé un courrier à la ministre de l'Economie Christine Lagarde. |