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Bienvenue à toutes et à tous sur mon blog politique. Vous y trouverez mes textes ou ceux de mes collaborateurs, des articles intéressants, des munitions idéologiques, des blagues pour vous détendre un peu dans ce monde de brut, et quelques photos et imag

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Affaire EADS : suite



Lagardère mouille Villepin

Les services du Premier ministre ont été informés à l'avance de l'intention du groupe Lagardère de vendre des actions EADS à la banque IXIS CIB en 2006 et de la possibilité qu'une partie de ces actions soit rachetée par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a affirmé Arnaud Lagardère dans une interview au Journal du Dimanche.

A la question : « Le Premier ministre Dominique de Villepin était-il au courant de l'opération ? », Arnaud Lagardère, coprésident d'EADS, répond : « Oui, bien sûr. » Confirmant qu'une note a été transmise à Matignon début 2006 au sujet de la vente d'une partie des actions EADS détenues par le groupe Lagardère, en avril 2006. « Cette note était un descriptif de l'opération, que nous avons envoyée aux services du Premier ministre, parce qu'ils nous l'avaient demandée. Elle contenait une liste d'investisseurs susceptibles d'être intéressés à long terme, dont, parmi d'autres, la CDC », explique Arnaud Lagardère.

Des déclarations qui viennent infirmer les propos de Dominique de Villepin, qui avait déclaré mercredi n'avoir « jamais été saisi » du rachat des titres par la CDC. Arnaud Lagardère précise toutefois que l'achat des actions par la CDC n'a pas été organisé par Lagardère et l'Etat. Le groupe Lagardère avait vendu une partie de ses titres EADS juste avant la chute du cours, provoquée par la révélation des difficultés de fabrication de l'avion A380. L'Autorité des marchés financiers soupçonne des actionnaires et des dirigeants du groupe européen de délit d'initiés pour avoir vendu des actions juste avant ces révélations.



DSK aussi


L'ancien ministre PS des Finances, Dominique Strauss-Kahn, sera auditionné vendredi 26 octobre par la commission des Finances de l'Assemblée sur «les conditions d'élaboration» et «le contenu du pacte d'actionnaires d'EADS».

Dominique Strauss-Kahn, qui vient d'être nommé à la tête du Fonds monétaire international (FMI), était le ministre des Finances du gouvernement Jospin quand a été négocié, en 1999, le pacte d'actionnaires d'EADS, qui prévoit notamment que l'Etat français détient 15% du groupe.

«Evidemment aucun rapport»

Cette audition de DSK va sans doute passer largement inaperçue, au lendemain de celle d'Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme et coprésident du conseil d'administration d'EADS.

L'ancien Premier ministre, Lionel Jospin, avait estimé que le pacte d'actionnaires d'EADS (négocié en 1999 sous son gouvernement) n'avait «évidemment aucun rapport» avec les soupçons de délits d'initiés des dirigeants du groupe de défense.

Quel pacte d’actionnaire?

«Ce pacte d'actionnaires de 99 avait deux objectifs: Fusionner l'industrie européenne de l'aéronautique pour lui permettre de survivre dans la compétition, ça a été réussi. Mais aussi affirmer et maintenir le rôle stratégique de l'Etat français.»

Selon ce pacte, Airbus est détenu à 100% par EADS qui est détenu à 22,5% par la Sogeade (composé à 75% par l’Etat Français et à 25% par Desirade, détenu par Lagardère) et à 22,5% par DaimlerChrysler. Le reste appartient à des fonds espagnols, qataris et dernièrement russes. Selon le pacte, même si l’Etat français, possède 75% de la Sogeade, il laisse le pouvoir de décisions à Lagardère et DaimlerChrysler.




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