154 056 salariés travaillent moins de 30 jours par an. Il s’agit principalement des emplois créés pendant la période des vendanges. 50 % travaillent plus de huit mois par an et la proportion de femmes (40 % de l’effectif) est importante (source : CCMSA, 2000). En aval de la production, le négoce des vins et spiritueux compte environ 3 600 entreprises et 27 000 salariés (source : Anefa).
Le milieu du vin est assez fermé. La majorité des jeunes exploitants sont des fils de vigneron. Ils sont 500 à se lancer dans le métier chaque année. Il est très difficile de s'installer si on n'a pas de terres. Le prix du terrain demeure très cher surtout s'il a reçu une appellation. Les investissements en matériels sont également de plus en plus lourds. Bon à savoir : le bac pro est le minimum requis pour obtenir des aides de l'Etat à l'installation ou des prêts des banques.
Les ouvriers et les cavistes. De plus en plus qualifiés, les ouvriers viticoles sont très recherchés et leur salaire, notamment sur les grandes propriétés où ils ont de grandes responsabilités, dépasse parfois les 1 500 euros bruts par mois. En plein essor depuis une vingtaine d'années, le métier de caviste offre en revanche des débouchés très variables selon les régions. Dans le Bordelais et le Midi, la tendance est au regroupement des caves, d'où une diminution du nombre d'emplois à la clé. Même si la profession exige encore une main d'oeuvre importante, les technologies utilisées dans la transformation du raisin (notamment dans le Midi) demandent un personnel de plus en plus qualifié et moins nombreux. En revanche, en Alsace, les exploitants manquent d'ouvriers qualifiés, viticoles ou cavistes. Le salaire d'un caviste dépend de la taille de la cave et des responsabilités, et des régions, mais se situe généralement entre 1 200 et 1 400 euros bruts par mois, voire 1 800 euros pour les plus aguerris. Les maîtres de chai et les oenologues. Le savoir-faire des maîtres de chai se transmet de génération en génération. Difficile donc de percer lorsqu'on n'est pas du milieu, d'autant que les offres d'emploi sont rares. Par contre, les oenologues peuvent trouver des débouchés importants dans des laboratoires expérimentaux et des coopératives de grands crus et de productions de vins de pays.
Les stages pour se faire remarquer. Dans le milieu du vin, les gens se connaissent, il est facile de se faire remarquer, notamment en y faisant un stage et de se tailler ainsi rapidement une réputation. Si vous débutez comme stagiaire ouvrier, il est possible, après quelques années d'expérience, d'être associé à la gestion d'une exploitation ou de devenir chef de culture. Vous serez alors chargé d'organiser et de gérer les travaux de production, et d'encadrer l'ensemble des équipes sur le vignoble.
Faites les vendanges. Pour se familiariser avec le milieu et tester ses motivations, rien de tel que de participer aux vendanges. Une telle expérience permet de se frotter aux contraintes du métier : travail en extérieur, longues journées, activité extrêmement physique. Les vendanges génèrent 30 à 60 000 emplois saisonniers chaque année mais attention, malgré la dureté de l'exercice, les demandes sont nombreuses : 6 à 7 pour une seule offre. Les salaires ne sont pas très élevés : le plus souvent le SMIC pour des semaines pouvant avoisiner 50 à 60 heures. En plus, le gîte et le couvert ne sont pas toujours proposés. Pour postuler, le mieux est de s'adresser directement aux ANPE des régions viticoles ou auprès des chambres départementales de l'agriculture, des mairies ou des organismes professionnels.