De bons gauchistes enlevant ces enfants - qui n'avaient rien demandé - à leurs parents, c'est du beau ! Et après on vient nous parler d'humanisme ! C'est du foutage de gueule que tout cela. C'est juste pour servir les intérêts de cette association (et par la même occasion se faire un peu de pub !). L'hypocrisie humanitaire sert à déraciner des peuples entiers. Quand cessera cette mascarade qui se sert de la misère des gens pour se mettre au-devant de la scène médiatique ??
Yanndarc
Les 103 enfants en majorité des tchadiens avec des parents
Sonia Rolley AFP ¦
Quand Hamza a quitté son village à la frontière tchado-soudanaise, son père "était là". "C'est lui qui m'a confié aux Blancs", assure ce garçon à l'orphelinat d'Abéché, dans l'est tchadien, où il se trouve avec les enfants qu'une association a tenté d'emmener".
Les 103 enfants que l'association l'Arche de Zoé a tenté d'embarquer en France à Abéché (est du Tchad) sont en majorité «tchadiens avec des parents tchadiens» et non des orphelins du Darfour (Soudan), a déclaré mardi Eric Chevalier, un conseiller du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner.
Enfants apeurés
«Vous verrez très rapidement arriver des chiffres, dont je ne peux pas donner la teneur parce qu'ils ne sont pas confirmés définitivement, mais qui montrent clairement que la plupart des enfants sont des enfants tchadiens, que la plupart de ces enfants ont des parents», a-t-il souligné sur RTL.
De son côté, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, a déclaré à la presse que «selon de premières informations, il y aurait beaucoup d'enfants tchadiens et beaucoup ne seraient pas orphelins».
L'association française l'Arche de Zoé affirme avoir voulu «sauver» des «orphelins» du Darfour, région du Soudan voisin, en proie à une guerre civile. Elle assure que des chefs de tribu lui avaient garanti que ces enfants venaient bien du Darfour et avaient perdu leurs parents.
«On ne peut pas agir sans règle»
Depuis qu'ils ont été «récupérés» jeudi par la police tchadienne, puis transférés à l'orphelinat d'Abéché, les enfants assistent, parfois apeurés, à un défilé incessant d'autorités, de diplomates et de journalistes. Les agences humanitaires ont mené ces derniers jours une enquête difficile sur l'origine de ces enfants et leur statut familial.
Bernard Kouchner a déclaré mardi que ce n'était pas sa vision de l'action humanitaire que «l'on puisse agir sans règle» dans un pays étranger, dans une première réaction à l'arrestation de 16 Européens, dont neuf Français, au Tchad.
Comité de soutien à Castellane
A Castellane (Alpes de Haute Provence), un comité de soutien au Docteur Philippe Van Winkelberg, retenu au Tchad, est en cours de création, a-t-on appris mardi auprès du maire, Michel Carle. «La population est choquée d'entendre parler de pédophilie, de trafic d'enfants et d'organes. Le Dr Winkelberg est un honnête homme, un médecin de campagne dévoué aux villageois et à l'hôpital où il exerce depuis une vingtaine d'années. Ce qui est dit dans cette affaire ne correspond pas à l'homme que nous connaissons, un homme qui a le coeur sur la main», a-t-il déclaré.
20 Minutes avec AFP
Sonia Rolley AFP ¦ Quand Hamza a quitté son village à la frontière tchado-soudanaise, son père "était là". "C'est lui qui m'a confié aux Blancs", assure ce garçon à l'orphelinat d'Abéché, dans l'est tchadien, où il se trouve avec les enfants qu'une association a tenté d'emm
Une affaire pleine de zones d'ombre
Tour d'horizon des questions qui restent en suspens dans cette opération. · Les enfants sont-ils orphelins ? L'appel aux familles d'accueil lancé en avril par L'Arche de Zoé proposait de « prendre en charge un enfant orphelin de moins de 5 ans ». Au Tchad, un pilote qui a transporté les enfants ces dernières semaines affirme qu'ils sont orphelins. Mais le gouvernement tchadien dément, et l'Unicef estime que rien ne prouve qu'ils n'ont plus leurs parents.
· La France était-elle au courant ? L'Arche de Zoé l'affirme et ajoute que Paris n'a pas cherché à la dissuader. Or, le Quai d'Orsay assure avoir prévenu l'association dès juillet, et son président Eric Breteau, arrêté au Tchad, a été reçu par le secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères. « On a fait tout ce qu'on avait à faire pour empêcher l'opération, a déclaré samedi la secrétaire d'Etat Rama Yade. Après, ils l'ont menée de manière clandestine. »
· Quel rôle a joué l'armée française ? Présente au Tchad, elle a transporté plusieurs fois ces dernières semaines des membres de l'ONG. Mais l'armée affirme avoir été trompée. « Pour nous, ils se sont fait connaître sous le nom de Children Rescue, dont l'objectif était de soigner sur place des enfants », explique l'état-major.
· Qui est L'Arche de Zoé ? L'association, dont le siège social est basé en Australie, a été créée en 2005, après le tsunami du Sud-Est asiatique. Elle tire son nom de celui d'une fillette indonésienne rescapée. Son président, Eric Breteau, est sapeur-pompier volontaire, ancien responsable de l'Association française des 4 x 4.
Plusieurs familles marseillaises embarquées dans l'Arche de Zoé
Francois Nascimbeni AFP/Archives ¦
Des membres de l'Arche de Zoé et du Collectif des familles pour les Orphelins du Darfour attendent, le 25 octobre 2007 à l'aéroport de Vatry
Plusieurs familles marseillaises s'étaient portées volontaires pour accueillir des enfants via l'association l'Arché de Zoé, a-t-on appris hier auprès des avocats de l'association.
«Les accueillir le temps qu'il faudrait»
Six membres de l'Arche de Zoé devaient être inculpés ce lundi au Tchad pour «trafic d'enfants». L'association avait affrêté un avion pour emmener en France une centaine d'enfants qu'elle assure être des orphelins et réfugiés du Darfour. Ils devaient être accueillis par des familles françaises.
«Plusieurs familles marseillaises s'étaient portées volontaires, explique Céline Lorenzon. Mais on ne connaît pas encore le nombre exact.» Les responsables de l'Arche de Zoé se refusent à parler «d'adoption». Mais les réfugiés étaient semble-t-il destinés à rester en France.
«Il s'agissait d'accueillir ces enfants le temps qu'il faudrait», lance Gilbert Collard. «On accueille pas un enfant comme ça pour lui dire un jour "tu repars chez toi"», estime Christine Peligat, épouse d'un des Français détenus au Tchad. «Une demande d'asile devait être faite, explique Cécile Lorenzon. Puis les familles auraient fait une demande pour être tuteur légal de l'enfant.»
«On n'a pas pris n'importe quel enfant»
Initialement, l'Arche de Zoé avait prévu d'emmener plus de 300 enfants. Au final, elle n'a tenté d'en embarquer qu'une centaine. «C'est une opération inédite à cette échelle mais on a pas pris n'importe quel enfant», assure Christophe Lentien, porte-parole de l'association. Les deux avocats de l'Arche de Zoé espèrent partir «dès que possible» pour le Tchad afin de rencontrer les détenus.
Me Collard, avocat de l'association, a dénoncé lundi la «dimension politique» de cette affaire. «La force européenne de paix doit se déployer au Darfour, le Tchad n'y est pas favorable. C'est là l'occasion d'intervenir devant les autorités françaises afin d'avoir une monnaie d'échange», a affirmé l'avocat.